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12 janvier 2020 7 12 /01 /janvier /2020 15:24

 

 

Pas si loin d’un réalisme magique dont en littérature les modèles resteront pour moi : Cent ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez, Les Enfants de minuit de Salman Rushdie et La Nuit sacrée de Tahar Ben Jelloun, il est je crois permis de mettre en exergue les souvenirs mélancoliques d’un agrégé d’italien Georges Cohen qui, confronté du haut de la tour de Galata à la vue d’Istanbul, du Bosphore et de la Corne d’Or se remémore Tunis, son“ paradis perdu“  avec ses guisada, bricks, manicotti et autre bescoutou et ressent flotter dans l’air comme un parfum d’Ariana ( De l’Ariana à Galata ) ou bien ceux  tout aussi nostalgiques de  Claude Vigée, son schnaps et ses Brédelbicks à Bischwiller et dans son Alsace rurale d’avant-guerre (Un Panier de houblon).

Si les senteurs et  aromes se font de plus en plus rares  , c’est que sous la pression de l’urbanisation et d’autres activités humaines, les plantes à fleurs, conifères et fougères sauvages de France  dont les effluves envahissaient agréablement les narines dans des pique- niques campagnards de nos jeunes années ont disparu mais par bonheur et pour rêver un peu, quelques odeurs demeurent, ainsi, sans vouloir concurrencer  Proust et ses célèbres madeleines, je propose à certain(es) d’entre mes lecteurs de confectionner une pâte homogène et souple avec :

-250g de farine, 125 g de beurre, 1cuillérée à soupe de sucre-vanille, 1 cuillérée de cannelle et 1 cuillérée à café de kirsch.

 Etaler la pâte sur une tôle préalablement graissée sur un demi-cm d’épaisseur, la saupoudrer encore  d’un peu de cannelle et de sucre vanille ; faire cuire 15 à 20 minutes, couper en petit carrés ou losanges, laisser refroidir.

Merci, vous venez de donner au délirant l’immense joie de retrouver un univers familier et les Zimmetküche  de son enfance !

 

 

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1 décembre 2019 7 01 /12 /décembre /2019 15:46

 

1/ Au foot, l’annonce de la compo de l’équipe est à coup sûr révélatrice du 11 de départ.

2/ La situation catastrophique de la téléphonie au début des années 60  permit à l’artiste comique Fernand Raynaud d’écrire un de ses meilleurs sketchs : Le 22 à Asnières.

3/ René Laennec, bien avant l’invention  du futur tube évasé pour l’auscultation (le stéthoscope) demandait à ses patients de répéter inlassablement 33 lorsqu’il plaçait son oreille en contact direct avec leur poitrine.

4/ Un siècle plus tard,  Cottard, médecin émérite fidèle des “mercredis“  de la stupide et prétentieuse Madame Verdurin dont il remit jadis la mâchoire, ne fût hélas jamais sollicité pour ausculter le cacochyme Marcel Proust au quatrième étage du 44 rue de l’Amiral -Hamelin ; l’auteur de génie  qui avait quitté son fameux appartement du Boulevard Haussmann, finissait ses jours dans ce logement mal chauffé où, dès l’automne 1922 sa santé se dégradant rapidement, il fût finalement emporté en Novembre par une  vilaine pneumonie.

5/ Incontournable à Ramatuelle, le légendaire Club 55, restaurant les pieds presque dans l’eau, propose une bonne cuisine méditerranéenne avec pour débuter un gigantesque plateau de crudités et de légumes servis entiers sur une planche en bois, suivi de poissons  grillés hors de prix tout juste sortis de la baille.

6/ 2278 miles, c’est à peu près de nos jours la longueur de la mythique US Route 66 (The Mother Road) depuis qu’elle ne dessert plus Santa Fe au Nouveau Mexique  mais qui traverse toujours 3 fuseaux horaires et 8 Etats que sillonnèrent à la fin des années 50 le jeune écrivain dépressif Sal Paradise (surnom de Jack Kerouac) et l’ancien taulard Dean Moriarty (surnom de Neal Cassady).

7/ Le numéro deux mondial des spiritueux, la Société Pernod Ricard brille toujours à la 77e  place du SBF 120. (Le paysage semble dégagé et on peut peut-être y risquer quelques piécettes en 2020 !)

8/ La page 88  du Rivage des Syrtes chez l’éditeur José Corti me conforte pour affirmer que Julien Gracq écrivit certaines des  plus belles pages de la littérature française du vingtième siècle (…“Une subtile atmosphère de provocation, un magnétisme sensuel insidieux, me paraissaient soudain s’allumer çà et là à la courbe d’une nuque trop complaisamment affaissée, à un regard trop lourd, au luisant gonflé d’une bouche s’entrouvrant dans la demi-obscurité…).

9/ “Bienvenue dans un monde meilleur“, c’est ainsi que s’achève les six chapitres du roman autobiographique provocateur de Frédéric Beigbeder : 99 francs, publié en 2000, adapté et réalisé plus tard pour le cinéma  par Jan Kounen avec Jean Dujardin dans le rôle d’Octave, le jeune concepteur- rédacteur publicitaire.

 

 Ce “monde meilleur », dans un bégaiement terminal où je me commue en agent 00 pour obtenir l’autorisation de tuer l’année  2019, je nous le souhaite et peut-être un peu précocement vous présente mes meilleurs vœux pour la prochaine !

 

 

 

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1 novembre 2019 5 01 /11 /novembre /2019 08:58


   « On voit courir après l’ombre
Tant de fous, qu’on ne sait pas
La plupart du temps le nombre. »*

 

En 1958, The Shadows  , le célèbre groupe rock britannique nous éblouissait du son de leurs guitares ;  un de leur titre  : “Apache“ affola toute une génération ; il  s’agissait un peu d’une référence aux tribus amérindiennes d’Amérique du Nord ( les indiens menés par des chefs restés célèbres tels Cochise et Geronimo), mais peut-être aussi de façon divinatoire aux futures bandes violentes de mauvais garçons qui, à l’aube du 20e siècle, firent trembler le Paname de la Belle Epoque et dont l’appellation  “Apaches“ faisait référence aux susnommés Indiens qui terrorisaient les pionniers blancs de la conquête de l’Ouest américain ; en fait le titre avait pour origine l’inoubliable prestation de Burt Lancaster dans le film américain Bronco Apache sorti en 54 .


Ce cri instrumental des guitares électriques  associées souvent à un orchestre symphonique bousculait la musique pop européenne et les neurones sinueux et torturés du délirant  nous amènent au Canada autour du lac Cri- Cri (ou Athabasca) où est parlé encore parfois l’athapascane qui est la langue des Navajos et des Apaches !


Telle la galeriste Anna (Annie Girardot) dans le film d’Alexandre Astruc “ La Proie pour l’Ombre“  de 1960,(la même année que la sortie du morceau de musique rock: Apache),  je me retrouve seul en ce début Novembre pour réécouter un titre de celui qui était considéré comme la réponse britannique à son idole Elvis Presley : Cliff Richard accompagné… des Shadows !


*Le Chien qui lâche sa proie pour l’ombre ( Jean de La Fontaine )

 

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1 octobre 2019 2 01 /10 /octobre /2019 09:19

Magies d’automne

Bordé au sud par l’océan Atlantique ,à l’est par le Massachusetts, à l’ouest par le Connecticut, l’Etat de Rhode Island, le moins étendu des Etats- Unis propose à cette époque de l’année un triple choix : organiser à Newport un double sur le Central gazonné du prestigieux Tennis Hall of Fame, assister dans cette même ville à un office le vendredi soir dans la synagogue de Touro , le plus ancien temple d’Amérique du Nord ou de contempler inlassablement le long de ses avenues  l’exceptionnel feuillage des érables dont la couleur rouge serait due non pas à l’anthocyane mais selon un conte wendat au sang de l’ours étalé sur les bois du cerf qui l’avait encorné lors d’une course légendaire !

Loin de là, sur un éperon rocheux situé à 350 m au- dessus du niveau de la mer bleue de la Côte Amalfitaine, l’automne surgit dans le jardin magique de Klingsor, véritable terrasse fleuri de la Villa Rufolo où Richard Wagner trouva l’inspiration pour le 2ème acte de son Parsifal (Bühnenweihfestspiel).

Mais si une pelle ne les a pas encore ramassées et que vous craignez de glisser malencontreusement sur quelques feuilles mortes, que vous n’aimez guère mouillez vos bottines plates ou à talon ,en cuir de vachette ou en daim dans l’ Acqua alta d’une marée précoce lorsque la Sérénissime à cette époque s’est allégée un peu de ses nombreux touristes asiatiques, le Palazzo Fortuny  acheté et restauré à la fin du 19éme siècle par le peintre espagnol Mariano Fortuny y Madrazo vous offre l’opportunité dans une de ses salles tapissées de tissus d’un goût précieux et raffiné de poser votre arrière train sur une banquette en cuir vieilli et  vous immerger dans l’épopée médiévale du magicien Klingsor et du jeune innocent Parsifal pour surprendre dans la clandestinité d’une pénombre reposante quelques notes wagnériennes tout en admirant certaines toiles dont la fameuse“ Fanciulla-fiore nel giardino fatato di Klingsor“.

Voilà, en Octobre la magie est de tenter de passer sans encombre  de l’été à l’hiver, l’automne est une mutation faite de pluie et d’or…

 

 

 

 

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3 juin 2019 1 03 /06 /juin /2019 07:30

 

Dialoguer bouche contre bouche pendant 2 minutes 30, tout en renouvelant des petits baisers qui n’excèdent pas quelques secondes, ne doit pas être aisé.

 Pourtant Alfred Hitchcock le demanda en 46 (exactement 46 ans avant que MTV Movie ne décerne le premier Best Kiss Award !) à deux de ses interprètes  fétiches : Ingrid Bergman et Cary Grant pour en faire des Enchaînés (“Notorious“).

C’est à peu près  dans ces années- là, après- guerre, que d’autres chaînes, celles-ci de montagnes, les Catskills au nord de New-York  donnèrent naissance à une région hautement touristique : le“ Borscht Belt “

 Ben Hecht, le talentueux scénariste des Enchainés aurait pu y séjourner  et côtoyer de nombreux coreligionnaires  et amis ashkénazes, comédiens et stand-up comics  tels  Jerry Lewis, Mel Brooks ou Danny Kaye qui y fourbirent dans les grands hôtels locaux leurs premières armes.

Quand la région perdit un peu de son attrait  dans les années 60, le comté des Grisons en Suisse prit d’une certaine manière le relais à Flims dans l’enceinte du prestigieux Park Hôtel Waldhaus où la tradition des soirées musicales et festives avec des artistes plus ou moins célèbres se perpétua de nombreux étés pour le bonheur d’une clientèle internationale assoiffée,  après des années difficiles, d’humour et de plaisir décrispant (voir délire de Juin 2013 “ Un maître de plaisir“,  sur ce  même blog).

C’est ainsi qu’en m’y rendant régulièrement à cette époque sur la banquette arrière de la Citroën Traction Avant 11 légère familiale que je découvris la redoutable cinétose, soit- disant allégée par une languette caoutchoutée anti- statique attachée au pare choc ou tout simplement… une chaîne dont je craignais le détachement comme le Monsieur Teste de Paul Valéry celui de l’âme de la sensibilité, touchant la route et  trainant sous la voiture !

 C’était les vacances ! Enchainé à ces souvenirs ancestraux, je vous en souhaite d’excellentes.

 

 

  

 

 

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9 mai 2019 4 09 /05 /mai /2019 07:36

 

 

Ce mois de Mai avec ses éternels  ponts coule le chiffre d’affaires.

Il existe cependant une sournoise solution de remonter la pente : proposer à mes petits-enfants une partie de Monopoly, la perspective de construire maisons et hôtels sur des avenues prestigieuses me regonfle le moral.

J’envisage de m’établir rue de la Paix où les maisons de haute couture,  les orfèvres et autres établissements de fine  joaillerie ont fait grimper le montant du mètre carré  à plus de 2O OOO euros en faisant une halte  boulevard des Capucines ( 5 cases avant sur le plateau de jeu) et plus précisément au numéro 28 , siège de L’Olympia créé en cette année 1888 par Joseph Oller qui dut abandonner ses montagnes russes pour édifier la prestigieuse salle de music-hall , permettre à la Goulue de danser le cancan et au ventriloque Leopordo Fregoli de créer avec ses costumiers dans ses nombreuses transformations le « théâtre à l’envers ».

Avec un seul dé en poche, j’avance d’une  case, décide d’acquérir la Gare Saint-Lazare pour seulement 200M et me retrouve par enchantement dans un bain de vapeur et de fumée, camaïeux de gris voulu par Monet en arrivant en 1877 d’Argenteuil qui, dans cette société en cours d’industrialisation reçut l’hommage de Zola : «Les artistes doivent trouver la poésie des gares comme leur père ont trouvé celle des forêts et des fleuves ».

Mon incorrigible dé qui ne connaît que le 1 me propulse sur une perfide case Chance : me voilà envoyé directement en prison sans passer par la case départ, donc sans empocher les 200M traditionnels !

L’explication est claire, j’ai triché en planquant un dé dans ma poche, n’ai pas offert assez de champagne à La Goulue comme elle le réclamait Au Jardin de Paris au Prince de Galles, futur Edouard VII,  et sûrement trop reluqué ses culottes fermées sous les dentelles provocantes !

Bon, il me reste quand même quelques euros pour offrir un brin de muguet à ma petite fille !

 

 

 

 

 

 

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2 avril 2019 2 02 /04 /avril /2019 16:35

 Exaltation bio

 

Est-ce la perfide tentation d’un végétarisme à la mode qui fait qu’un de mes proches devant participer à un carnaval de printemps m’annonce que n’ayant pas un radis, il  se déguisera en poireau !

Avec sa taille d’asperge et sa tête de chou-fleur je lui conseille d’aller voir du côté des créations du peintre maniériste Arcimboldo dont les œuvres offrent en matière d’agrumes un  vaste choix coloré.

Mais en y réfléchissant de plus près, je me souviens qu’en attendant Godot, Estragon n’en avait pas l’arôme, que Ciboulette ne se contentait pas d’être répulsive à l’égard de la mouche de carotte  mais pouvait se transformer en opérette, qu’à ce sujet Poil de Carotte ne s’en tirait pas mal grâce à Jules Renard et que Jeanne Moreau dans Moderato Cantabile (merci Marguerite Duras) avait du mal à supporter son magnolia entre les seins…

 Je  l’avertis de se méfier d’un tel choix car les raisins peuvent se mettre en colère (pas seulement lors de la Grande Dépression de 1929 le long des routes vers la Californie), les fraises rester sauvages pas uniquement dans la mémoire du vieux professeur Isak Borg, l’orange devenir violemment mécanique, les noisettes se casser (n’est-ce pas Marius Petitpas ?)

Mais en définitive, si le poireau ne le fait pas pisser, qu’il se pare de ce ramage, les citronniers seront bientôt en fleurs, ce sera ensuite le temps des cerises et puis, après tout ce ne sont pas mes oignons !

 

 

 

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1 mars 2019 5 01 /03 /mars /2019 12:40

 

Je dois confesser que les filles de petite vertu ont souvent parsemé ma vie.

Protégé par l’insouciance de la jeunesse, je me souviens m’être fait présenter par Balzac successivement  Coralie, comédienne, lorette, demi-mondaine entretenue (Les Illusions perdues) puis La Torpille (Splendeurs et misères des Courtisanes) alias Esther (nièce de l’usurier Gobseck ) que je rencontrais au théâtre de la Porte-Saint-Martin (maison de tolérance en vogue) et qui fut enterrée plus tard au Père Lachaise aux côtés de mon éternel concurrent Lucien de Rubempré, dans le splendide monument funéraire que fit élever Carlos Herrera ( (un des nombreux pseudonymes de Vautrin) en mémoire de son protégé.

Vint l’adolescence et dans  les années 60, Suzie Wong (le sex-symbol d’origine asiatique Nancy Kwan) me fit pénétrer dans son monde de prostituées de Hong-Kong, mais dans ce drame romantique*, elle me préféra le peintre Robert Lomax (William Holden) !

  Lors d’un séjour en 90 à Los Angeles, je m’attachais à une pretty woman, la ravissante Vivian (Julia Roberts) qui «péripatéticiennait“ sur Hollywood Boulevard  mais qui, en quête de reconnaissance me plaqua rapidement pour Edward Lewis (Richard Gere), un riche homme d’affaires désabusé.

Quand une autre fois je rentrai chez un fleuriste pour offrir un bouquet de camélias à une certaine Marguerite Gautier (qui ressemblait singulièrement à Greta Garbo) dont j’avais fait connaissance lors d’une réception mondaine, j’ignorais qu’il s’agissait d’une courtisane hélas atteinte de tuberculose et qui fréquentait déjà un certain Armand Duval !

J’appris  par la suite qu’un célèbre musicien (Giuseppe Verdi) lui appris le chant, la surnomma Violetta et lui présenta un dénommé Alfredo.

Je lui en ai jamais voulu et même récemment, de passage à New-York, je me rendis au Met assister à un opéra “La Traviata“ dans lequel une célèbre soprano (Diana Amrau) endossait magnifiquement son personnage !

En fin de compte, je dois reconnaître que le bilan de mes fréquentations libertines est plutôt mitigé !

 

*The World of Suzie Wong, film de Richard Quine d’après le roman éponyme de Richard Mason.

 

 

 

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2 février 2019 6 02 /02 /février /2019 14:58

 

Le Musée d’Orsay qu’avait aménagé le président Valéry Giscard d’Estaing dans l’ancienne gare d’Orsay regorge de trésors picturaux.


Un d’entre eux attire aujourd’hui mon attention : “Jeunes Grecs faisant battre des coqs“ (réalisé par Jean-Léon Gérôme en 1846).
Il représente un combat de coqs proposé par un couple d’adolescents nus et cette initiative me renvoie aux jouxtes radiophoniques et télévisées organisées pour faire de l’audimat dans les années 70 entre des ténors de la politique  de l’époque Alexandre Sanguinetti et Robert Ballanger ou Georges Marchais ; ces tribuns de droite et de gauche s’étripant verbalement comme deux gallinacés domestiques sur les ondes et les écrans.


Environ dix ans plus tôt le tournage d’un film de Robert Aldrich fût l’occasion d’un tout autre affrontement, non pas celui de deux coqs mais de deux monstres sacrés du cinéma hollywoodien : “Qu’est-il arrivé à Baby Jane“ donna l’opportunité d’un  célèbre crêpage de chignons entre les actrices américaines Bette Davis et Joan Crawford !


Les gallodromes traversent donc les époques mais les mutilations physiques ou psychologiques qu’ils génèrent restent dans certains domaines encore très populaires et ont de ce fait encore un bel avenir ! 


  
 

 


  
 

 

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1 janvier 2019 2 01 /01 /janvier /2019 09:54

 

Qui l’a montrée ?

Qui l’a retenue ?

 

Je vois deux réponses à la première interrogation :

En Juin 98, le très controversé et tête de turc préférée des français Christophe Dugarry marque le premier but de l’équipe de France de football lors de sa Coupe du monde, lève le poing et tire une langue revancharde vers la tribune de presse (“ Je vous ai tous niqués“ expliquera t- il plus tard).

En Mars 51, Albert Einstein fête ses 72 ans et le journaliste Art Sasse réussit l’exploit de photographier en fin de soirée le théoricien de la relativité qui, les yeux grands ouverts, un petit sourire derrière sa moustache  tire une magnifique  langue, photo qui ornera par la suite des millions de t-shirts !

 

Si, à la deuxième question vous donnez votre langue au chat, vous avez vu juste !

Que ce soit dans sa chambre du Carlton ou sur la banquette avant de sa Rolls décapotable, Grace Kelly  (Miss Stevens dans “La Main au collet“, un régal hitchcockien) retient probablement la sienne en embrassant amoureusement Cary Grant (surnommé“ Le Chat“ en raison de son extrême agilité dans le vol de bijoux).

Ces deux énigmes résolues, je ne résiste pas en ce début d’année  à vous offrir  la recette d’un plat de fête que j’affectionne tout particulièrement : La Langue de bœuf fumée.

Vous commencez par la limoner (dans une eau de cuisson froide parfumée avec oignon piqué de clous de girofle, carotte, bouquet garni, ail et poireau) pour éliminer l’excédent de sel.

Après un départ à froid, la durée de cuisson sera d’environ une heure par kg. (Un peu long mais ce qui fait la valeur des êtres, c’est le temps passé avec eux …)

Dépêchez- vous ensuite d’enlever la peau épaisse tant que l’organe est torride !

Vous la dégusterez chaude ou froide avec une salade de pommes  de terre.

Voilà, bon appétit et…bonne année !

 

 

 

 

 

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