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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 08:19

Un peu comme Stendhal, j'ai souvent vu du rouge et du noir partout : enfant, c'était le cul écarlate des babouins femelles noires au Jardin d'Acclimatation, suivi plus tard par les couvertures carmin des guides Michelin et Baedeker accompagnant le long de la route Napoléon les vacances familiales en traction avant Citroën noire 11 légère ; on se souvient que le second sera consulté à son tour avec application par le petit détective belge à la moustache noire Hercule Poirot dans la "Mort sur le Nil".

Vint ensuite une période romanesque où l'ado boutonneux épris de poésie était fasciné par la Venise rouge de Musset. ("Dans Venise la rouge, pas un bateau qui bouge, Pas un pêcheur dans l'eau, Pas un falot...").

Jeune adulte, le cinéphile prétentieux fut aspergé un soir avec consternation par le flot vermillon de sang dégoulinant du pauvre nez de Jack Nicholson après le coup de couteau que lui asséna Roman Polanski au tout début du film noir Chinatown.

Vais- je au printemps flâner en Normandie sur les 64 lattes de large des planches de Deauville que je me heurte au rouge de la trotteuse des horloges La Mondaine qui rappelle judicieusement les panneaux rouges des chefs de gare en Suisse!

Aucune raison que ça cesse: encore aujourd'hui à mes côtés trône silencieusement mon souffleur fidèle depuis tant d'années, le triste et épais dictionnaire Vidal rouge!

Voilà, j'ai tant de fois vu rouge et noir mais vous Monsieur Stendhal, vous vous êtes trompé car si en 1830 le clergé était bien en noir, la tenue des armées était bleue et Julien Sorel, votre protégé aux grands yeux noirs, à la mémoire exceptionnelle évoquait non pas un uniforme rouge mais blanc!

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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 08:22

Vous vous en foutez sans doute mais j'ai fréquemment des fourmis dans les jambes.

Mon tout petit doigt me dit que je dois manquer de fer; ça tombe bien, j'aime les lentilles, elles en regorgent ( de fer, pas de fourmis! )

De toute façon, j'ai toujours détesté ces insectes sociaux vivant en supercolonie.

Jadis, un film de 1954 m'avait bouleversé, The Naked Jungle ( Quand la Marabunta gronde ) : L'histoire se déroule au Brésil au début du 20e siècle: un propriétaire (Charlton Heston ) d'une plantation de cacao est contraint de laisser le passage à des millions de fourmis-la Marabunta- pour sauver son exploitation. Il est épaulé par sa nouvelle épouse ( Eleanor Parker ) dont il découvre dans ces difficiles circonstances un courage inattendu.

Plus tard, j'ai été bien secoué à la lecture d'un des derniers chapitres de l'épopée des Buendia ( Cent ans de solitude , le chef- d'œuvre de Gabriel Garcia Marquez ) dans lequel des fourmis rouges dévoraient le corps du nouveau-né issu des amours d'Aureliano Buendia et de sa tante Amaranta Ursula.

Pourtant, une légende de la mythologie grecque devrait adoucir ma phobie de ces hyménoptères à antennes: une jolie fille nommée Clitoris, fille de Myrmidon (dont le nom vient de fourmi: myrmex en grec ) était alors courtisée par Jupiter.

L'histoire raconte que cette jeune fille était si petite que Jupiter dut se transformer en fourmi pour avoir une relation sexuelle avec elle!

D'un syndrome de jambes sans repos à Clitoris , fille du peuple-fourmi, il n'y avait qu'un petit doigt...

Bonnes vacances!

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30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 09:40

A Paris, les civettes ne sont plus ce qu'elles étaient : seuls les timbres y demeurent séduisants car très colorés ; à l'inverse les paquets de cigarettes autrefois chatoyants dans la multiplicité des marques sont donc récemment devenus neutres, parfois monochromes blancs comme des navets !

La comtesse de Ségur prétendait aimer mieux " devenir rouge comme un radis en travaillant la terre, que pâle comme un navet en piochant dans les livres" *

Et bien, en creusant dans mes souvenirs, j'ai retrouvé le lien entre le tabac et le navet, cette plante potagère dont la racine blanche charnue parfume nos potages et nos pot-au-feu.

En 1932, Erskine Caldwell écrivait le roman " La route au tabac" ( Tobacco Road ) dont le premier chapitre reste gravé dans toutes les mémoires : Jeeter, un vieux métayer de Georgie, affamé durant la Grande Dépression de 1929, déploie tous les stratagèmes pour voler les navets que son gendre Lov Bensey venait d'acheter le matin au marché et qui se plaignait que Pearl, son épouse de douze ans pleurait toutes les nuits dans le noir et s'obstinait à dormir seule sur une paillasse...

Le fermier, profitant d'une scène improbable où sa deuxième fille Ellie May, nymphomane au visage défiguré par un bec de lièvre fait des avances à Lov, s'enfuit avec les navets et les avale crus dans une forêt d'azédaracs.

Voilà pourquoi je vous suggère de vous plonger après une potée aux navets ( n'oublier pas d'ajouter du fromage râpé par dessus ) ou après un navarin d'agneau aux légumes printaniers ( temps de préparation: 40 minutes, temps de cuisson: 130 minutes ) dans l'atmosphère envoûtante de la longue ( "quinze milles entre le pied des collines du Piedmont, où commençaient les dunes, jusqu'aux falaises en bordure de la rivière" ) et fantastique Route au tabac !

* La Fortune de Gaspard

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 11:05

Rares sont les moments où on a le loisir d'observer ses pieds. Quand je reluque les miens, j'y vois souvent des babouches et je m'évade...

Je suis à Tetouan devant l'entrée du cimetière " Bab el M'kabar", dans le quartier des tanneurs où , selon des méthodes traditionnelles, des artisans réputés travaillent le cuir.

Les peaux des animaux et les fientes des pigeons dans lesquelles elles sont traitées puent terriblement.

L'astuce est de se coller sous le nez un bouquet de feuilles de menthe fraîche!

C'est indispensable et ainsi on peut déambuler à loisir , apprendre le processus de fabrication des illustres babouches et faire sereinement son choix.

A certaines périodes de la vie, d'autres choix plus compliqués peuvent être facilités par le hasard...

Prenons l'exemple d'un autre bouquet: celui de la mariée.

La coutume veut que l'improbable destinataire du bouquet, lancé par-dessus son épaule par la jeune épousée, se marie à son tour dans l'année.

Au 16e siècle la plupart des mariages avaient lieu en Juin car on prenait son bain en Mai et on conservait ainsi un état de fraîcheur "raisonnable" en Juin.

Mais comme la mariée puait déjà légèrement, elle tentait de masquer un temps soit peu son odeur corporelle en portant le fameux bouquet!

Chez Flaubert, le bouquet de madame Bovary, composé de boutons d'oranger ( symbole de virginité et de pureté ) va rythmer la vie conjugale d'Emma ; son bannissement dans un tiroir signe le détachement que l'héroïne éprouve vis-à-vis de Charles son mari et sa dégradation ( fleurs fanées, rubans abîmés ) correspond à la désillusion progressive d'Emma concernant sa vision du mariage.

C'est ce que l'on appelle : " le bouquet final" !

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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 13:25

Depuis les années 80, force est de constater que les architectes du monde entier ont moins construit de tours jumelles que les techniques de procréation médicalement assistée (PMA) ont engendré de grossesses gémellaires!

Certes il y eut les tours Petronas à Kuala Lumpur, les Torres de Santa Cruz en Espagne et plus près de nous les tours Chassagne et Alicante de la Société générale à la Défense mais c'est bien moins que le nombre exponentiel des naissances multiples.

L'explication est claire : l'âge des architectes en mesure de bâtir de telles constructions visibles et orgueilleuses est resté identique alors que celui des mères n'a cessé de monter en flèche ( d'où le recours à une PMA , grande consommatrice d'embryons )

En 1936 , Stefan Zweig inclut dans un volume intitulé Kaleidoscop une courte nouvelle médiévale : Les Deux Jumelles ( Die gleich-ungleichen Schwestern ).

Ce récit met en présence deux sœurs rivales , Helena et Sophia, l'une courtisane et l'autre religieuse aux caractères similaires aux hautes tours ( altier et ostentatoire ) que les passions opposées qui les animent vont d'abord séparer puis finalement réunir lors de leur retraite dans un hospice dominé par "deux tours dentelées , d'une sveltesse si féminine et si semblables que leurs proportions et la grâce de leurs ciselures que dès le premier jour , les gens les appelèrent les " sœurs" ..."

Et comme le chantaient si gracieusement deux demoiselles de Rochefort " aimant la ritournelle , les calembours et les bons mots , cherchant un homme beau , bref , un homme idéal , avec ou sans défauts " ( un architecte ? )

Mi fa sol la , mi ré

Ré mi fa sol sol sol ré do ...

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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 12:39

J'ai beaucoup souffert pour Oran quand mon confrère Bernard Rieux se désespérait de ne pouvoir se débarrasser des milliers de rats noirs malades de la peste dans la ville portuaire du nord-ouest de l'Algérie, transformée en un gigantesque lazaret.

C'est à peu près à cette époque qu'Alexandre Yersin, le découvreur du bacille de la peste (Yersinia pestis) est décédé, peu d'années avant qu'Albert Camus n'écrivit son récit, première œuvre du cycle de la révolte* (comme réponse à l'absurde).

Je soutiens ainsi que la mort de centaines d'oranais aurait pu être évitée si le docteur Rieux avait fait appel rapidement au" Rattenfänger von Hameln"(L'attrapeur de rats de Hamelin).

Cette ville d'Allemagne ,près de Hanovre, est restée populaire pour une légende orale dont la version écrite fût rédigée par les frères Jacob et Wilhelm Grimm: en 1280 la ville était envahie par les rats, les habitants étaient affamés; le maire promit à un dératiseur, joueur de flûte, une prime de mille écus pour les débarrasser des rongeurs.

La musique attira les rats vers la Weser, la rivière qui traverse la ville, où ils se noyèrent.

Mais le flûtiste ne fût jamais payé et il revint plus tard, déguisé en chasseur, attirant cette fois-ci les enfants de Hamelin au sommet d'une montagne dans une grotte qui se referma sur eux.

C'est donc à un tel musicien que mon si sensible et humaniste confrère Rieux, à l'énergie farouche à combattre le fléau, aurait du s'adresser car nul ne peut contester l'efficacité du son émis par la vibration d'un souffle d'air dirigé par les lèvres d' un bon instrumentiste teuton et son pouvoir d'attraction pour les rongeurs à longue queue de Basse-Saxe, donc évidemment aussi pour ceux de "la radieuse"*!

*Albert Camus: La Peste, L'homme révolté, Les Justes.

**surnom arabe d'Oran

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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 15:33

Ce n'est pas parce qu'un livre vous tombe des mains quand il est hermétique et long (plus de deux cent soixante mille mots pour l' "Ulysse" de Joyce ), difficile mais non sans qualités ( ne m'en veux pas Robert*! ) ou a contrario affligeant, que l'on ne peut y dénicher un sujet d'intérêt.

Ainsi ai-je récemment abandonné après quelques chapitres un ouvrage intitulé "Le parfum du thé glacé" d'un écrivain américain de romances contemporaines.

Ce livre vide et niais m'a néanmoins amené à réfléchir sur le thé, cette boisson aromatique que j'associe spontanément à la couleur jaune.

Il en existe pourtant des rouges, noirs, blancs et verts mais c'est sur le jaune de la boite de thé de Sir Thomas Johnstone Lipton que je tilte et me concentre sur l'harmonie, le respect, la pureté et la tranquillité d'esprit d'une cérémonie du thé bien particulière: celle qu'offre Meryl à Clint !

Je revois ainsi le verre jaune de thé glacé que Francesca (Meryl Streep) en robe jaune à manches courtes offre sur la "Route de Madison" à Robert (Clint Eastwood) le séduisant photographe au National Geographic, attablé sur une chaise jaune dans la cuisine de la ferme familiale.

Ce breuvage rafraichissant, servi au retour des premières prises de vue d'un des nombreux ponts couverts du comté de Madison dans l'état de l'Iowa, possède t'il un pouvoir aphrodisiaque ou sentimental ?

La suite sera un slow langoureux autour de la table de la cuisine puis une séance d'épluchage de carottes jaunes ( en coupant le bout ) prélude à une éphémère mais intense liaison amoureuse!

Pas de doute, cette cérémonie du thé dont la pléthore de ses principes actifs en fait un indiscutable antioxydant, permet d'atteindre en ce début d'année la sphère d'une spiritualité bienveillante?

Tous mes vœux!

*Robert Musil ( L'homme sans qualités )

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 15:59

Ce soir, au resto japonais, négligeant comme d'habitude les 20cm de baguettes finement décorées à bout pointu, je m'apprête, tel Gianciotto dans le tableau de Pierre-Claude-François Delorme "Paolo et Francesca"; à embrocher non pas mon frère et mon épouse mais mes sushis et je prends soudain conscience en attaquant le plat de nigirizushi que, telle l'huile sur l'eau, la tranche de poisson cru colle parfaitement à la boulle de riz vinaigré: Le neta est l'"inséparable" amant du shari!

Ce terme "inséparable" pourrait bien être adossé à deux lieux que rien à priori ne relie entre eux...

Je pense à Bodega Harbor situé en Californie près de la faille de San Andreas et à Krasnoïe Selo, ville de Russie au sud de Saint-Pétersbourg où les tsars se rendaient en villégiature.

Le premier site a accueilli en 63 le tournage du film "Les Oiseaux" d'Alfred Hitchcock inspiré de la nouvelle éponyme de Daphné du Maurier publiée en 52.

On se souvient que c'est la présence d'un couple d'oiseaux en cage, des "inséparables" qu'on pensa attribuer les violentes attaques répétées des mouettes et des corbeaux.

Le deuxième site abritait dans le roman de Tolstoï "Anna Karénine" le mess des officiers que fréquentait le comte Vronski et où, lors d'un jour de courses, alors qu'il avalait un épais bifteck, arrivèrent trois officiers dont deux d'entre eux furent surnommés "les inséparables" par le troisième, le capitaine Iachvine, débauché ami de Vronski.

En fait, ces "inséparables", l'un " tout jeune, au visage poupin, récemment sorti du Corps des pages, l'autre gras et vieux, avec des petits yeux lourds de graisse et un bracelet au bras" constituent... les premiers homosexuels de la littérature moderne!

Et pour digérer mes élucubrations nippones délirantes, pourquoi ne pas m'octroyer un deuxième verre de saké!

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 13:32

 

 

 En ce maussade début de Novembre, enfilant un  polo blanc en maille piquée inédite, voici que je m’interroge sur un détail anatomique de certains pensionnaires des régions chaudes et me mets à douter contrairement à la romancière à succès Katherine Pancol que les crocodiles ont les yeux jaunes…

 

Ne partageant pas la folle inquiétude d’un Capitaine Crochet, cela m’amène à réfléchir sur la condition actuelle et passée de ces gros reptiles aquatiques.

 

Glorieux, rigolards ; leur époque dorée débute en 1923 lorsqu’à l’occasion d’un pari dont l’enjeu était une valise en crocodile, un journaliste baptise le talentueux tennisman René Lacoste  “ The alligator “.

Trois ans plus tard, le crocodile dessiné par son copain René George apparaît sur le blazer du tenant de dix titres en grand chelem puis le logo vert emblématique ornera le jersey petit piqué de la célèbre chemise polo Lacoste qui remplace la chemise à manches longues et que porteront entre autres Henri Fonda et François Mitterrand.

Tout récemment le petit crocodile s’établira  pour le grand bonheur du délirant presbyte en haut d’une petite poche pouvant accueillir enfin ses lunettes de rechange !

 

Tristes, penauds ; leurs cousins, les alligators de Floride vivent dans les eaux vertes des marécages peu profonds du lac Tsala Apopka pollué par un tenace résidu de pesticide, et se désolent depuis les années 80 de constater l’atrophie inéluctable de leur pénis et testicules…

 

Et cette féminisation par carence en testostérone de ces redoutables guerriers au museau large et aux dents supérieures apparentes réveille mon partenaire Sobek,le fils préféré de Neith, provoquant chez moi une crue de  larmes qui inonde ma chemisette de tennis !

 

 

 

 

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 14:41

 

Reverrais- je un jour les foulards rouges qui rehaussent la tenue blanche des habitants de Pampelune pendant les fêtes San Fermin rendues populaires par Hemingway dans “ Le soleil se lève aussi“** ?

 

Etudiant j’avais ainsi participé  plusieurs jours en Juillet à ces festivités  avec des milliers d’autres touristes  agitant le précieux foulard pendant la procession , assisté tôt le matin du haut d’un balcon, trop froussard pour être volontaire,  à l’encierro ( mais néanmoins supporter des  intrépides coureurs de taureaux) et en fin d’après midi, m’étant fendu d’une place à l’ombre, à ma première et dernière corrida dans la vaste arène de la capitale navarraise.

Le soir  au milieu de la foule, tout de blanc vêtu, fier  de mon foulard rouge et d’une ceinture du même ton, je testais les innombrables bars et prenais ma première cuite ibérique au“ tinto“ et au “clarete“ !

 

Et bien oui, je les ai revus ces foulard rouges, mais hélas pas là où je les attendais !

Ils semblent avoir retrouvé un second souffle, suspendus fièrement  aux rétroviseurs de camionnettes stationnées non loin des lacs tout le long de l’Allée de le Reine Marguerite (Margot ?) dans le bois de Boulogne…

 

Que font- ils là ? Qu’a-t-elle fait cette reine de France et de Navarre pour devoir accepter cette odieuse parure ?

A quoi jouent donc ces individus dénudés par tous les temps, gestionnaires de ces véhicules qui  gratifient les promeneurs d’un perfide sourire racoleur ?

 

Et le grand Ernest, aficionado non seulement de corrida mais aussi du prestigieux Château Margaux (Margot ?) m’aurait confirmé que ces camionnettes “Au-delà du fleuve et sous les arbres“** ne sont pas “le Jardin d’Eden“* mais peut-être des“ Iles à la dérive“**  et si je souhaitais savoir “Pour qui sonne le glas“** et connaître “La vérité à la lumière de l’aube“** je devrais composer avec le foulard rouge !

 

*Forme récente du prénom Margot (diminutif de Marguerite) en hommage au grand cru du Médoc

**Roman d’Ernest Hemingway

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