En ce maussade début de Novembre, enfilant un polo blanc en maille piquée inédite, voici que je m’interroge sur un détail anatomique de certains pensionnaires des régions chaudes et me mets à douter contrairement à la romancière à succès Katherine Pancol que les crocodiles ont les yeux jaunes…
Ne partageant pas la folle inquiétude d’un Capitaine Crochet, cela m’amène à réfléchir sur la condition actuelle et passée de ces gros reptiles aquatiques.
Glorieux, rigolards ; leur époque dorée débute en 1923 lorsqu’à l’occasion d’un pari dont l’enjeu était une valise en crocodile, un journaliste baptise le talentueux tennisman René Lacoste “ The alligator “.
Trois ans plus tard, le crocodile dessiné par son copain René George apparaît sur le blazer du tenant de dix titres en grand chelem puis le logo vert emblématique ornera le jersey petit piqué de la célèbre chemise polo Lacoste qui remplace la chemise à manches longues et que porteront entre autres Henri Fonda et François Mitterrand.
Tout récemment le petit crocodile s’établira pour le grand bonheur du délirant presbyte en haut d’une petite poche pouvant accueillir enfin ses lunettes de rechange !
Tristes, penauds ; leurs cousins, les alligators de Floride vivent dans les eaux vertes des marécages peu profonds du lac Tsala Apopka pollué par un tenace résidu de pesticide, et se désolent depuis les années 80 de constater l’atrophie inéluctable de leur pénis et testicules…
Et cette féminisation par carence en testostérone de ces redoutables guerriers au museau large et aux dents supérieures apparentes réveille mon partenaire Sobek,le fils préféré de Neith, provoquant chez moi une crue de larmes qui inonde ma chemisette de tennis !