Souvenez- vous de la gamme de ceux que l’avare Mme Oreille achète successivement à son mari ? Je ne prononcerai pas le nom de l’objet dont il est question tout au long de la nouvelle* de Guy de Maupassant mais vous devinerez aisément plus bas ce à quoi je fais allusion.
L’ouvrir dans une maison porterait malheur, cette étonnante croyance remonte au 18e siècle : dans les intérieurs des milieux bourgeois richement décorés et remplis d’objets fragiles comme la porcelaine, son déploiement était hardiment appréhendé.
A Cherbourg en 64, Jacques Demy en inonda la boutique de Mme Emery, rue Tour-Carrée pour donner l’occasion sur la musique de Michel Legrand à Geneviève (Catherine Deneuve) et Guy (Nino Castelnuovo) de nous enchanter dans des duos amoureux, légers, souvent émotionnellement intenses (la scène de la gare) mais aussi dramatiques (la confrontation après le retour de Guy).
En 1980 Gérard Oury réussit un excellent coup en en confiant un au coureur de jupons maladroit Grégoire Lecomte (Pierre Richard) qu’il manipulait en tous sens, ignorant que sa pointe contenait du cyanure !
Georges Brassens créa sur ce sujet une tendre chanson pour l’album La Mauvaise Réputation en proposant en vain le sien, volé sans doute, à une passante et après avoir tenté de sécher l’eau du ciel de sa frimousse d’en échanger un p’tit coin contre un p’tit coin de paradis…
Ainsi s’achève la valorisation du riflard, et surtout n’omettez pas lors de vos prochaines vacances de vous munir d’un pébroque, bien souvent utile en cas d’orage estival, son oubli serait un …pépin !
*Le P…….e (1884)