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3 mars 2026 2 03 /03 /mars /2026 17:17

Comme trop souvent, : réveil nocturne, il est trois heures du mat ce troisième jour du troisième mois de l’année et je suis taraudé par la   recherche aberrante de la description, du rôle et du comportement du numéro 3 car dans le remarquable roman de Charlotte McConaghy ( “Je pleure encore la beauté du monde“) les loups de la meute à réintroduire en Ecosse dans les Highlands, région montagneuse d’Ecosse, sont  exclusivement désignés par un simple numéro …Finalement je me rappelle que l’autrice  décrit ce numéro trois comme sauvage et puissant , le regard intense et  perçant, soulignant un instinct de survie et une vigilance permanente ,symbolisant l’équilibre fragile entre l’homme et la nature

Mais hélas, malgré la résolution de ce détail sans intérêt et tenter de me rendormir, la fragilité humaine évoquée ci- dessus me renvoie ipso facto à l’histoire des trois femmes (Three Lives) relatée par  la féministe Gertrude Stein ( maintes fois mentionnée dans les textes de votre pote délirant)  : Ces trois créatures, la brave Anna domestique entièrement dévouée à ses maitresses, la douce Léna à la force intérieure calme et lumineuse et la sage mais passionnée Mélanctha à la recherche d’un équilibre émotionnel, sont des louves égarées, trois existences aux“ cœurs simples“ ,incapables de vivre pour elles – mêmes.

Trois heures trente -trois, Morphée dont la feuille de pavot se refusant toujours à effleurer mon visage est absent, je ricoche sur ce cœur simple évoqué ci-dessus et Félicité m’apparait dans la foulée : L’existence tragique de cette simple fille de ferme dans la campagne normande (Sandrine Bonnaire l’incarnera magnifiquement dans une adaptation cinématographique peu connue en 2008)  est le premier des Trois Contes de Flaubert qui influeront trente ans plus tard structurellement l’ouvrage de Gertrude Stein (suivront La Légende de saint Julien l’Hospitalier et Hérodias).

Bon, satisfait d’avoir trouvé un lien tenu entre ces trois ouvrages et constaté un probable héritage indirect et un intérêt commun entre Flaubert et Stein pour des existences ordinaires, je peux enfin avaler les trois quart d’une tablette de Lexomil aspirant à gagner trois heures supplémentaires d’un repos bien mérité !

…Et trois fois merci de votre indulgence pour avoir lu ce délire jusqu’au bout !

    

 

 

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