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1 mai 2026 5 01 /05 /mai /2026 07:09

 

C’est possiblement après s’être bien rempli les poches au Craps que Charles Leiper Grigg donna le nom de “7 Up“ à cette boisson gazeuse sucrée prétendue stabilisatrice de l’humeur qu’il créa en 1929.

Le jeu de dés n’est en vérité qu’un très piètre péché ; j’en vois au moins 7 autres plus capitaux qui furent légitimement imputés à divers illustres personnages :

Une des figures les plus emblématiques de l’orgueil en littérature demeure sans conteste Fitzwilliam Darcy perçu comme très fier, distant et conscient de son rang social dans “Pride and Prejudice“, le roman de la femme de lettres anglaise Jane Austen paru en 1813.

Un symbole caricatural de l’avarice, obsédé par son argent et soupçonnant tout le monde de vouloir lui voler sa précieuse cassette pleine d’or est Harpagon, issu de la comédie de caractère en prose “L’Avare“ de Molière.

La personnalité la plus représentative de l’envie est certainement le compositeur vénitien Antonio Salieri dans “Amadeus“, il est consumé par son envie du génie de Wolfgang Amadeus Mozart.

Le héros colérique par excellence est Achille dans “L’Iliade“ ; toute l’intrigue tourne autour de sa rage (“La colère d’Achille“), il se retire du combat blessé puis revient avec une fureur dévastatrice.

Le très libertin Dom Juan multiplie les assauts amoureux sans attachement ni morale, cherchant avant tout le plaisir et la conquête ; son péché est la luxure.

Les grands goinfres de la littérature sont en premier le géant Gargantua, père de Pantagruel, connu pour son appétit gigantesque et ses festins démesurés ; en second Obélix, le meilleur ami d’Astérix, raffolant de sangliers rôtis ; leur gourmandise est souvent comique et attachante.

Difficile de hiérarchiser la paresse entre le paresseux classique qu’est Oblomov (en permanence allongé dans le roman éponyme d’Ivan Gontcharov), l’hédoniste grand amateur de vins et de plaisirs qu’est le charmant et comique Falstaff dans les pièces de Skakespeare, voire le paresseux philosophique Bartleby (le clerc de notaire dans la nouvelle de Herman Melville) qui refuse progressivement toute tâche (“I would prefer not to“) confinant à une franche absurdité.

Vous conviendrez en conséquence qu’une partie de dés, même arrosée d’une boisson riche en citrate de lithium (le 7 Up), n’est pas un péché aussi capital que les 7 évoqués plus haut !

 

 

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21 avril 2026 2 21 /04 /avril /2026 15:53

Impossible d’y échapper, à chaque passage devant cette pâtisserie mon cœur se met à battre comme un tambour, loin de calquer ma béatitude sur l’interprétation de Spinoza en la fondant sur un amour intellectuel du divin, je suis simplement submergé par un désir immodéré.

Le château de Seneffe en Belgique dans la province de Hainaut où fût tourné en 91 la plus grande partie du film "La Partie d’échecs" avec Catherine Deneuve et Pierre Richard, n’abrite pas seulement un   musée de l’orfèvrerie renommé mais on y découvre dans la “chambre de jeu“ réservée aux divertissements aristocratiques du 18e siècle l’ancêtre du loto : le jeu de cavagnole.

Marie Leczinska née à Trzebnica se maria avec Louis XV, devint ainsi reine de France et de Navarre et donna à son ardant époux dix enfants en dix ans !

Considérée comme la Mécène de la cour (peignant elle-même des aquarelles représentant des paysages ruraux et des scènes calmes de la vie quotidienne), elle aimait aussi la musique (particulièrement celle du castrat Farinelli) et excellait au jeu de cavagnole auquel elle s’adonnait possiblement quand le roi batifolait avec Jeanne-Antoinette Poisson, marquise de Pompadour, à Meudon dans les appartements du Château de Bellevue.

Vous avez compris, j’ai un petit faible pour cette reine Marie car elle partage un sobriquet qui n’est pas étranger à l’objet de cette avidité abusive que j’éprouve en entrant sans hésitation dans la pâtisserie évoquée plus haut pour m’offrir une brioche garnie de crème pâtissière, de fruits confits et d’une meringue légère, le tout délicatement doré au four :  une Polonaise !

 

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2 juin 2026 2 02 /06 /juin /2026 14:06

 

 Souvenez- vous de la gamme de ceux que l’avare Mme Oreille achète successivement à son mari ? Je ne prononcerai pas le nom de l’objet dont il est question tout au long de la nouvelle* de Guy de Maupassant mais vous devinerez aisément plus bas ce à quoi je fais allusion.

L’ouvrir dans une maison porterait malheur, cette étonnante croyance remonte au 18e siècle : dans les intérieurs des milieux bourgeois richement décorés et remplis d’objets fragiles comme la porcelaine, son déploiement était hardiment appréhendé.

A Cherbourg en 64, Jacques Demy en inonda la boutique de Mme Emery, rue Tour-Carrée pour donner l’occasion sur la musique de Michel Legrand à Geneviève (Catherine Deneuve) et Guy (Nino Castelnuovo) de nous enchanter dans des duos amoureux, légers, souvent émotionnellement intenses (la scène de la gare) mais aussi dramatiques (la confrontation après le retour de Guy).

En 1980 Gérard Oury réussit un excellent coup en en confiant un au coureur de jupons maladroit Grégoire Lecomte (Pierre Richard) qu’il manipulait en tous sens, ignorant que sa pointe contenait du cyanure !

Georges Brassens créa sur ce sujet une tendre chanson pour l’album La Mauvaise Réputation en proposant en vain le sien, volé sans doute, à une passante et après avoir tenté de sécher l’eau du ciel de sa frimousse d’en échanger un p’tit coin contre un p’tit coin de paradis…

Ainsi s’achève la valorisation du riflard, et surtout n’omettez pas lors de vos prochaines vacances de vous munir d’un pébroque, bien souvent utile en cas d’orage estival, son oubli serait un …pépin !

*Le P…….e (1884)

 

 

 

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3 mars 2026 2 03 /03 /mars /2026 17:17

Comme trop souvent, : réveil nocturne, il est trois heures du mat ce troisième jour du troisième mois de l’année et je suis taraudé par la   recherche aberrante de la description, du rôle et du comportement du numéro 3 car dans le remarquable roman de Charlotte McConaghy ( “Je pleure encore la beauté du monde“) les loups de la meute à réintroduire en Ecosse dans les Highlands, région montagneuse d’Ecosse, sont  exclusivement désignés par un simple numéro …Finalement je me rappelle que l’autrice  décrit ce numéro trois comme sauvage et puissant , le regard intense et  perçant, soulignant un instinct de survie et une vigilance permanente ,symbolisant l’équilibre fragile entre l’homme et la nature

Mais hélas, malgré la résolution de ce détail sans intérêt et tenter de me rendormir, la fragilité humaine évoquée ci- dessus me renvoie ipso facto à l’histoire des trois femmes (Three Lives) relatée par  la féministe Gertrude Stein ( maintes fois mentionnée dans les textes de votre pote délirant)  : Ces trois créatures, la brave Anna domestique entièrement dévouée à ses maitresses, la douce Léna à la force intérieure calme et lumineuse et la sage mais passionnée Mélanctha à la recherche d’un équilibre émotionnel, sont des louves égarées, trois existences aux“ cœurs simples“ ,incapables de vivre pour elles – mêmes.

Trois heures trente -trois, Morphée dont la feuille de pavot se refusant toujours à effleurer mon visage est absent, je ricoche sur ce cœur simple évoqué ci-dessus et Félicité m’apparait dans la foulée : L’existence tragique de cette simple fille de ferme dans la campagne normande (Sandrine Bonnaire l’incarnera magnifiquement dans une adaptation cinématographique peu connue en 2008)  est le premier des Trois Contes de Flaubert qui influeront trente ans plus tard structurellement l’ouvrage de Gertrude Stein (suivront La Légende de saint Julien l’Hospitalier et Hérodias).

Bon, satisfait d’avoir trouvé un lien tenu entre ces trois ouvrages et constaté un probable héritage indirect et un intérêt commun entre Flaubert et Stein pour des existences ordinaires, je peux enfin avaler les trois quart d’une tablette de Lexomil aspirant à gagner trois heures supplémentaires d’un repos bien mérité !

…Et trois fois merci de votre indulgence pour avoir lu ce délire jusqu’au bout !

    

 

 

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1 février 2026 7 01 /02 /février /2026 17:25

Ce titre se réfère bien sûr à la chanson interprétée en 83 par Jane Birkin de sa voix fragile, presque tremblante qui promettait en définitive de ne rien dévoiler du tout.

D’autres dessous ont-ils divulgué une image divergente ?

Deux ans plus tôt en 81, comment réagit la Flamme du Soldat inconnu   lorsque l’ancien pilote de chasse Alain Marchand aux commandes d’un avion de 10 mètres d’envergure passa sous l’Arc de Triomphe (et fût sanctionné d’une d’une amende de 5000 francs) ? A-t-elle été effrayée ? S’est –elle éteinte ?

A Trinité-et-Tobago, la terre est- elle totalement incandescente au point de brûler le croupion des courageux caribéens qui s’adonnent au célèbre jeu de danse, le limbo qui consiste, sur un fond musical de rythme antillais, à passer et repasser le buste tourné vers le ciel sous une barre enflammée placée de plus en plus près du sol sans jamais toucher ni le sol ni la barre ?

J’ai l’intime conviction qu’en matière de dessous, ce sont les sexes masculins aussi bien que féminins pas toujours discernables qui courent les plus grands dangers quand les joueurs et joueuses de tennis tentent de réaliser un tweener (le coup entre les jambes), ce geste défensif audacieux devenu une arme de contre-attaque qui d’un mouvement habile du poignet accélère la tête de la raquette avec une véritable intention.

Ce début de Février soumis au réchauffement climatique qui fait débat entre les scientifiques et les sceptiques, semblant annoncer un printemps précoce me rappelle la môme Piaf qui nous faisait harmonieusement découvrir “ Sous les ponts de Paris“ des marginaux et des sans-abris, des amoureux pauvres et aussi Guillaume Apollinaire qui “Sous le Pont Mirabeau“ voyait la Seine couler ainsi que nos amours…

“ Vienne la nuit sonne l’heure, les jours s’en vont je demeure“

(au moins jusqu’au prochain délire !)

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 janvier 2026 5 02 /01 /janvier /2026 12:07

 

10 ans est la durée de vie moyenne d’un ballon d’eau chaude, parfois jusqu’à 15 ans selon l’entretien.

Qu’en est- il de celle d’autres balle, ballonnet, bulle ou boule ?

Une randonnée dans les Vosges pour atteindre les 1247m du sommet du Ballon d’Alsace depuis la vallée (lac d’Alfeld) pourra durer quelques heures.

Cinq semaines ont suffi au 19e siècle au savant et explorateur Samuel Fergusson* et Joe son serviteur pour survoler en ballon gonflé à l’hydrogène (le Victoria) l’Afrique d’est en ouest de Zanzibar à Saint-Louis du Sénégal.

Quelques longues et cruelles minutes seront parfois nécessaires à une parturiente installée à quatre pattes devant un ballon de grossesse pour être enfin délivrée de son bébé pas du tout pressé de sortir.

Trente -quatre minutes seulement ont fait l’affaire lors de mes neuf ans pour trainer dans le dédale des rues pavées du quartier bohème de Ménilmontant avec Pascal, le fils d’Albert Lamorisse oscarisé (meilleur scénario et également palme d’or au Festival de Cannes en 56 pour son film : Le Ballon Rouge).

Mais toujours aussi curieux de découvrir de nouveaux arômes (boisés, floraux, épicés ou de fruits) j’opterais volontiers pour un grand ballon ennobli d’un Bordeaux rouge millésimé ou un léger (tulipe) Pinot Noir, pour un étroit (Chardonnay sec ou un Gewurztraminer moelleux) voire en ce début d’année pour une flûte (plutôt qu’un ballon) d’un exquis pétillant…

Bonne année à tous !

 

* Cinq semaines en Ballon, premier roman de l’écrivain-futurologue Jules Verne

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16 novembre 2025 7 16 /11 /novembre /2025 17:35

 

Ce mouvement répétitif de la main d’avant en arrière, léger et régulier qui est bien souvent l’apanage de ces séniors qui trempent la nuit leur dentier dans de l’eau sucrée plutôt que dans un verre de Vichy Célestins (“ Elle me va bien“) est une ignominie appelée “ sucrer des fraises“.

Répéter n’est pas honteux, quelques exemples :

Des Nymphéas, symboles de la paix, représentant les nénuphars du bassin de la maison de Claude Monet à Giverny ont été représentés par des peintures à l’huile de l’artiste 250 fois sous diverses formes.

 

Le diptyque Marilyn d’Andy Warhol est une œuvre de 1962 qui réunit deux panneaux réalisés en sérigraphie acrylique reproduisant vingt-cinq fois chacun le visage de Marylin Monroe photographié pour la publicité du film “ Niagara“ d’Henry Hathaway sorti en 1953.

 

Il existe pourtant bien un métier de répétiteur (ou précepteur), je pense à Julien Sorel, héros stendhalien romantique et ambitieux (un tantinet le cousin de Rastignac ou celui de Ruy Blas)  qui fût le répétiteur de l’enfant affectueux et naïf Stanislas-Xavier de Rênal (fils de Louise de Rênal, l’amante de Julien) dans la petite ville de Verrières puis celui du jeune homme mondain Norbert de la Mole (frère de Mathilde) à Paris.

Cependant, la styliste la plus marquante de la répétition en littérature demeurera à tout jamais Gertrude Stein*, l’écrivaine pennsylvanienne du 27 rue de Fleurus à Paris, qui diffusa si bien le cubisme de Picasso, Matisse et de bien d’autres, écrivait pour faire revivre le mot, le désautomatiser, sa prose avançant de répétition en répétition (Rose is a rose is a rose is a rose), créant une sorte de musique verbale tout à fait originale.

La morale de ce délire décembral** est que la répétition n’est donc pas constamment synonyme de gâtisme, de sénilité ; à ma charge aujourd’hui d’en convaincre la large et turbulente base de l'arbre généalogique familial... 

 

*pour refaire connaissance, voir délire de Juin 2012

 

**Pardonner au délirant ce mot “oublié“ totalement désuet !  Cela ne se répétera plus…

 

 

 

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16 septembre 2025 2 16 /09 /septembre /2025 12:40

 

 

Pierre est tenté de s’inscrire ; il croit en ses chances :  tantôt fier et nostalgique, sportif car, en 1937 il a pratiqué un moment la varappe   en exécutant à la flûte les premières paroles d’une comptine connue de tous ,sur les chemins de ronde des remparts escarpés d’une forteresse de haute sécurité, tantôt embarquant à Marseille sur la “Malaisie“, un navire d’exploration et prenant le large vers des pays lointains, mais cependant cet homme ,alors médecin hospitalier, s’était trouvé accablé car ,accusé à tort par les nombreuses lettres anonymes d’un mystérieux “corbeau“, en savait trop…

Charles hésite à participer, pourtant ce “fou chantant“ très ambitieux, appréciait également la mer et les routes joyeuses en particulier la Nationale7, savait danser la sardane et la java comme un diable et, tant en été en Seine-et-Oise pour déguster les framboises dans“ le creux des nids de nos mains“ qu’à Rio de Janeiro, extase du Brésil au printemps, avait davantage l’âme des poètes que celle d’un coureur…

Sophie, elle qui déclara dans ses mémoires ne pas être la bonne fille que l’on croyait et avouait n’être ni patiente ni indulgente mais plutôt teigneuse, avait néanmoins un don : fille du créateur des “Six Jours de Paris“ (ce Paris qui lui avait été brillamment conté par un célèbre Sacha, fils de Lucien) celui, sous le patronyme de Rose Bertin d’alléger les silhouettes donc forcément les maillots de compétition…

 C’est enfin le départ :

Nos trois compétiteurs enfourchent leur bécane, le challenge est  exigent ; qui franchira en premier la lointaine ligne d’arrivée ? Le suspense est à son comble, toutefois dans la paresseuse caravane de ce délire automnal mes fidèles suiveurs ont deviné que :

 Pierre “Fresnay“, Charles “Trenet“…mais Sophie “Desmarets“ !

 

 

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21 juin 2025 6 21 /06 /juin /2025 20:12

Cette nouvelle nuit estivale d’insomnie délirante m’a à nouveau impliqué dans un conflit stupide entre de beaux et de vilains nez… 

La bataille faisait rage et j’ai donc tenté d’arbitrer :

Dans les plus beaux nez, j’ai rapidement ciblé ceux parfaits de Lily (Marlène Dietrich) et de Richard (Brian Laherne) dans le mélodrame américain du réalisateur-producteur arménien Rouben Mamoulian en 1928 (le début du cinéma sonore) : Le Cantique des cantiques (Song of Songs) ; à visionner sans délai pour confirmer !

Aucune hésitation pour attribuer la motion très vilain nez à celui d’une “gueule “mémorable du cinéma américain : Karl Malden ; Vivian Leigh a d’ailleurs failli arracher ce nez couperosé, plusieurs fois cassé dans « Un tramway nommé désir“ d’Elia Kazan en 51, adapté de la pièce éponyme de Tennesse Williams !

Mais le pinacle du nez imparfait voire monstrueux a été peint par un célèbre artiste du Quattrocento, Domenico Ghirlandaio ; vous avez reconnu cette œuvre si réaliste, remarquable par son intensité émotionnelle : “ Le portrait d’un vieillard et d’un jeune garçon “

 Cet horrible nez du vieil homme, sans doute un patricien florentin, a probablement été mutilé par une affection dermatologique appelée Rhinophyma possiblement conséquence d’une consommation excessive d’alcool…

Ces nez m’obsèdent, je navigue sans relâche entre celui parfait de Cléopâtre dont une récente statue en bronze de Demeter Chiparus s’est arrachée après des enchères indécentes en salle de vente et celui très moche de Depardieu dont la partie supérieure s’est jadis cassée contre un poteau de basket !

Et pour tenter de me pelotonner quelques moments supplémentaires dans les bras de Morphée, un des 999 enfants de Nyx et d’Hypnos, j’en appelle lâchement à Sigmund dont l’explication me semble pour une fois réaliste : Une indiscrétion récente m’a informé qu’un très joli nez surmonté par les plus beaux yeux du cinéma hexagonal (ceux d’Isabelle Adjani dans le rôle d’un Nez parfumeur dans la jolie ville de Grasse*) va prochainement crever le petit écran !

 

 

*  La série « Soleil noir » sortie le 9 Juillet sur Nez ..tflix !

 

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20 juin 2024 4 20 /06 /juin /2024 09:42

-Lui

Il est un acteur majeur du football international, excellent passeur, il brille au poste de milieu de terrain à Manchester City et porte le brassard de capitaine des Diables rouges, l’équipe de Belgique : c’est le flamboyant Kevin De Bruyne.

-Elle

“Put the Blame on Mame“, est la chanson qu’elle interprète en débutant un séduisant strip-tease (elle n’enlèvera hélas que ses longs gants noirs !) dans le film“ Gilda“, réalisé par Charles Vidor en 46, c’est la femme fatale et sensuelle, l’icône des années 40, Rita Hayworth.

-Ce qui les réunit

La couleur des poils qui recouvrent leur crâne, évidemment !   De faibles quantités d’eumélanine brune et de phéomélanine leur donnent cette couleur particulière : le blond vénitien

Dans “Gilda“ la chevelure rousse de la sensuelle newyorkaise actrice et danseuse Rita (raie sur le côté et grosses boucles tombant sur les épaules) fit fantasmer nombre de GI durant la deuxième guerre mondiale.

Si l’équipe de Belgique a mal débuté Le championnat d’Europe de football en perdant contre la modeste équipe de Slovaquie, c’est que Kevin a changé sa coupe de cheveux et que sa tignasse acajou s’est allégée et ne booste plus ses célèbres qualités de passeur !

Où ??

Bien entendu sur une des nombreuses petites terrasses perchées de Venise, bénéficiant souvent d’une pergola voire de lits à baldaquin, ces “altane“ permettaient non seulement de faire sécher le linge, de prendre l’air mais aussi aux femmes, après s’être décolorées les cheveux par un mélange  parfois à base d’urine et se les être teint avec du safran, de jus de racine de rhubarbe d’obtenir ,après une longue exposition au soleil qui favorise la réaction chimique et le séchage, le fameux blond vénitien…

Je termine, en n’oubliant pas d’autres célébrités blond vénitien teint ou naturel (citons par exemple Robert Redford, Emma Watson, Nicole Kidman, Dalida et … Cendrillon !) ce petit délire estival en souhaitant à mes fidèles et indulgents lecteurs de merveilleuses vacances.

 

 

 

 

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