4 janvier 2016
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Ce n'est pas parce qu'un livre vous tombe des mains quand il est hermétique et long (plus de deux cent soixante mille mots pour l' "Ulysse" de Joyce ), difficile mais non sans qualités ( ne m'en veux pas Robert*! ) ou a contrario affligeant, que l'on ne peut y dénicher un sujet d'intérêt.
Ainsi ai-je récemment abandonné après quelques chapitres un ouvrage intitulé "Le parfum du thé glacé" d'un écrivain américain de romances contemporaines.
Ce livre vide et niais m'a néanmoins amené à réfléchir sur le thé, cette boisson aromatique que j'associe spontanément à la couleur jaune.
Il en existe pourtant des rouges, noirs, blancs et verts mais c'est sur le jaune de la boite de thé de Sir Thomas Johnstone Lipton que je tilte et me concentre sur l'harmonie, le respect, la pureté et la tranquillité d'esprit d'une cérémonie du thé bien particulière: celle qu'offre Meryl à Clint !
Je revois ainsi le verre jaune de thé glacé que Francesca (Meryl Streep) en robe jaune à manches courtes offre sur la "Route de Madison" à Robert (Clint Eastwood) le séduisant photographe au National Geographic, attablé sur une chaise jaune dans la cuisine de la ferme familiale.
Ce breuvage rafraichissant, servi au retour des premières prises de vue d'un des nombreux ponts couverts du comté de Madison dans l'état de l'Iowa, possède t'il un pouvoir aphrodisiaque ou sentimental ?
La suite sera un slow langoureux autour de la table de la cuisine puis une séance d'épluchage de carottes jaunes ( en coupant le bout ) prélude à une éphémère mais intense liaison amoureuse!
Pas de doute, cette cérémonie du thé dont la pléthore de ses principes actifs en fait un indiscutable antioxydant, permet d'atteindre en ce début d'année la sphère d'une spiritualité bienveillante?
Tous mes vœux!
*Robert Musil ( L'homme sans qualités )