« On voit courir après l’ombre
Tant de fous, qu’on ne sait pas
La plupart du temps le nombre. »*
En 1958, The Shadows , le célèbre groupe rock britannique nous éblouissait du son de leurs guitares ; un de leur titre : “Apache“ affola toute une génération ; il s’agissait un peu d’une référence aux tribus amérindiennes d’Amérique du Nord ( les indiens menés par des chefs restés célèbres tels Cochise et Geronimo), mais peut-être aussi de façon divinatoire aux futures bandes violentes de mauvais garçons qui, à l’aube du 20e siècle, firent trembler le Paname de la Belle Epoque et dont l’appellation “Apaches“ faisait référence aux susnommés Indiens qui terrorisaient les pionniers blancs de la conquête de l’Ouest américain ; en fait le titre avait pour origine l’inoubliable prestation de Burt Lancaster dans le film américain Bronco Apache sorti en 54 .
Ce cri instrumental des guitares électriques associées souvent à un orchestre symphonique bousculait la musique pop européenne et les neurones sinueux et torturés du délirant nous amènent au Canada autour du lac Cri- Cri (ou Athabasca) où est parlé encore parfois l’athapascane qui est la langue des Navajos et des Apaches !
Telle la galeriste Anna (Annie Girardot) dans le film d’Alexandre Astruc “ La Proie pour l’Ombre“ de 1960,(la même année que la sortie du morceau de musique rock: Apache), je me retrouve seul en ce début Novembre pour réécouter un titre de celui qui était considéré comme la réponse britannique à son idole Elvis Presley : Cliff Richard accompagné… des Shadows !
*Le Chien qui lâche sa proie pour l’ombre ( Jean de La Fontaine )