1/ Au foot, l’annonce de la compo de l’équipe est à coup sûr révélatrice du 11 de départ.
2/ La situation catastrophique de la téléphonie au début des années 60 permit à l’artiste comique Fernand Raynaud d’écrire un de ses meilleurs sketchs : Le 22 à Asnières.
3/ René Laennec, bien avant l’invention du futur tube évasé pour l’auscultation (le stéthoscope) demandait à ses patients de répéter inlassablement 33 lorsqu’il plaçait son oreille en contact direct avec leur poitrine.
4/ Un siècle plus tard, Cottard, médecin émérite fidèle des “mercredis“ de la stupide et prétentieuse Madame Verdurin dont il remit jadis la mâchoire, ne fût hélas jamais sollicité pour ausculter le cacochyme Marcel Proust au quatrième étage du 44 rue de l’Amiral -Hamelin ; l’auteur de génie qui avait quitté son fameux appartement du Boulevard Haussmann, finissait ses jours dans ce logement mal chauffé où, dès l’automne 1922 sa santé se dégradant rapidement, il fût finalement emporté en Novembre par une vilaine pneumonie.
5/ Incontournable à Ramatuelle, le légendaire Club 55, restaurant les pieds presque dans l’eau, propose une bonne cuisine méditerranéenne avec pour débuter un gigantesque plateau de crudités et de légumes servis entiers sur une planche en bois, suivi de poissons grillés hors de prix tout juste sortis de la baille.
6/ 2278 miles, c’est à peu près de nos jours la longueur de la mythique US Route 66 (The Mother Road) depuis qu’elle ne dessert plus Santa Fe au Nouveau Mexique mais qui traverse toujours 3 fuseaux horaires et 8 Etats que sillonnèrent à la fin des années 50 le jeune écrivain dépressif Sal Paradise (surnom de Jack Kerouac) et l’ancien taulard Dean Moriarty (surnom de Neal Cassady).
7/ Le numéro deux mondial des spiritueux, la Société Pernod Ricard brille toujours à la 77e place du SBF 120. (Le paysage semble dégagé et on peut peut-être y risquer quelques piécettes en 2020 !)
8/ La page 88 du Rivage des Syrtes chez l’éditeur José Corti me conforte pour affirmer que Julien Gracq écrivit certaines des plus belles pages de la littérature française du vingtième siècle (…“Une subtile atmosphère de provocation, un magnétisme sensuel insidieux, me paraissaient soudain s’allumer çà et là à la courbe d’une nuque trop complaisamment affaissée, à un regard trop lourd, au luisant gonflé d’une bouche s’entrouvrant dans la demi-obscurité…).
9/ “Bienvenue dans un monde meilleur“, c’est ainsi que s’achève les six chapitres du roman autobiographique provocateur de Frédéric Beigbeder : 99 francs, publié en 2000, adapté et réalisé plus tard pour le cinéma par Jan Kounen avec Jean Dujardin dans le rôle d’Octave, le jeune concepteur- rédacteur publicitaire.
Ce “monde meilleur », dans un bégaiement terminal où je me commue en agent 00 pour obtenir l’autorisation de tuer l’année 2019, je nous le souhaite et peut-être un peu précocement vous présente mes meilleurs vœux pour la prochaine !