Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 06:44

 

Les braies des habitants de Châtel Guyon permettent ils aisément aux petits pets de s’échapper dans l’atmosphère ?

Voilà la question qui me turlupine dans cet ascenseur en écoutant mes voisins débattre avec passion de leur prochaine découverte des richesses naturelles et culturelles de la région Auvergne et plus particulièrement de leur cure thermale dans le Puy-de-Dôme.

 

-Exégèse et crainte : le velouté aux topinambours* hâtivement avalé va-t-il se manifester par d’honteuses flatulences sonores ou malodorantes entre le 10e étage et le rez-de-chaussée dans la redoutable promiscuité de cette cabine ?

 

-Réflexion et réminiscence : à la différence du futal classique, les braies de nos ancêtres les Gaulois (et des Brayauds !)  étaient bien plus étroits…

 

Faudrait questionner à ce sujet le docteur Honorat, médecin de la famille Oriol dans le roman éponyme de Guy de Maupassant qui situait son intrigue dans cette station thermale auvergnate aux eaux riches en magnésium supposées être si bénéfiques aux pénibles fermentations de notre intime tuyauterie !

 

-Délibération et décision : je ne m’abstiendrai pas comme Michel Piccoli dans «  la Grande Bouffe » qui meurt… de s’être trop retenu et je compte sur une attitude bienveillante de mes voisins qui, tels les extra-terrestres de « La Soupe aux choux » ne manqueront pas d’interpréter mes pets comme autant de signes amicaux !

 

Et à cet instant, ma mauvaise foi légendaire n’imagine pas une seconde que les lamentations émises depuis des lustres au pied du Mur occidental à Hierosolyma puissent être une conséquence fâcheuse de la consommation excessive d’artichauts !

 

* appelés aussi « artichauts de Jérusalem »

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 14:10

 

Les vagabondages littéraires imaginaires sont légions au cours de l’adolescence.

 

Une année, je partais dans le sud des Etats-Unis , côtoyais les familles Sartoris , Sutpen ,  McCaslin et Snopes  et sous la « Lumière d’Août »  dans «  Le Bruit et la Fureur »,  je passais par le «  Hameau » et le « Domaine » pour finir au « Sanctuaire » muni d’ «  Une rose pour Emily »…j’étais au nord-ouest du Mississipi, dans le comté de Yoknapatawpha (créé pour les besoins de son œuvre et pour mon bonheur) par l’américain William Faulkner.

 

L’année suivante, une charmante vieille dame aux manières compassées qui vivait dans un  petit village à environ 25 miles de Londres et me permettait d’observer  de son jardin la complexité de la nature humaine, damait le pion aux plus fins limiers. Je trainais le long des maisons georgiennes , l’église et le presbytère, discutais avec Barnes l’épicier et louchais vers les petites bonnes qui venaient de l’orphelinat de Saint-Faith… Dans ce village de St Mary Mead, le « Miroir se brisa » et Agatha Christie autorisa enfin pour « Une poignée de seigle »  son héroïne Miss Marple à m’abandonner en même temps que son jardinier, le  bon vieux Laycock !

 

Plus tard , vers la fin de l’adolescence je cherchais des sensations plus pimentées et des ambiances plus colorées . Je les trouvais dans une rue magique qui, le samedi jour du shabbat, grouillait de vie :" les élégantes, en costumes flambant neufs portant des chapeaux agrémentés de cerises ou de grappes de raisin et même de plumes d’autruche, y circulaient en droshky , passaient devant les juifs barbus en caftan et grosses bottes , éclaboussant les souteneurs , les escrocs et les putains". Je reniflais" les odeurs de cumin, des graines de pavot , de cholent, des bagels tout frais  , d’oignons roussis et de gâteaux de pommes de terre…" J’étais dans le fief d’Isaac Bashevis, le cadet du talentueux Joshua Singer : le petit monde de la rue Krochmalna !

 

 Si le comté de Yoknapatawpha et le village de St Mary Mead sont bien des sites issus de l’imagination de Faulkner et d’Agatha Christie , la rue Krochmalna , chère à Singer ( l’intruse dans mes pérégrinations littéraires !) existe toujours dans la  Varsovie d’aujourd’hui , coincée entre les rues Zelazna et Ciepla, non loin du Parc Mirowski .

 

 De là à proclamer que la réalité slave survit au monde chimérique anglo- saxon …

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 07:48

 

 La formule oxymorique : «  La Force Tranquille » (créée à l’origine par Jean Jaurès) est citée le 5 Juin 1936 dans son célèbre discours par Léon Blum puis deviendra sous la houlette du publicitaire Jacques Séguéla lors de la campagne présidentielle de 1981 un slogan pour (re)qualifier Mitterrand.

 

En vieil anglais, force tranquille est la signification du nom de baptême qui caracolait au firmament des prénoms les plus plébiscités en 1900 aux Etats-Unis : Mildred.

 

Ce prénom Mildred m’évoque deux femmes :

 - L’une est Mildred Pierce, self made woman , mère de famille courageuse du roman noir éponyme des années 30 de James M.Cain, qui incarne outre la force et la tranquillité, une femme moderne et indépendante perdue par l’amour fou qu’elle porte à sa fille vénale et ingrate.

 

 - L’autre est la Mildred d’un  grand roman anglais du 20e siècle: « Servitude humaine » de Somerset Maugham dans lequel cette ignoble harpie, loin d’incarner la tranquillité , privilégie plutôt la force pour martyriser le malheureux médecin pied bot Philip Carey qui, follement épris de cette garce, lui déclare : « ça m’est égal que vous ne m’aimiez pas. Après tout, vous n’y pouvez rien .Je vous demande seulement de me laisser vous aimer. »

 

Songer Mildred  « Force tranquille » est ce l’accomplissement d’un désir inconscient ?

 

Deux personnages prénommés Mildred  et pourtant…

L’étymologie, l’histoire, le caractère et la compatibilité des prénoms constituent une discipline aussi difficile à appréhender que l’interprétation des rêves !

 

 Nicht wahr Sigmund ?

 

 

Partager cet article
Repost0
1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 09:14

 

Quelle folle idée d’aller De l’Autre Côté de la Rue me  recueillir, comme chaque année La Foule de deux millions de visiteurs du Père Lachaise, sur la tombe d’Edith !

Il pleut, j’ai une crève carabinée et après avoir Quand même  déambulé dans les allées accidentées bordées de multiples sépultures sculptées je suis saisie d’une inopportune miction impérieuse ; où vais-je satisfaire ce besoin pressant ?

Sartre me suggère, comme il l’a jadis pratiqué sur l’île du Grand-Bé en pissant sur la tombe de Chateaubriand, d’en faire autant ; j’avise Sur une colline un muret entre deux taillis aux essences fortes mais le vent d’hiver qui chasse les Feuilles Mortes associé à une brusque quinte de toux fait que dans cette honteuse opération Tout fout l’camp  et je m’arrose piteusement !

Il me faut maintenant expectorer … évidemment surgit à cet instant l’immoral Vernon Sullivan (alias Boris Vian) qui, ne craignant pas d’outrager les bonnes moeurs  me propose ( J’en ai tant vu) de cracher sur une sépulture au hasard !

Faisant Escale devant l’imposant monument funéraire de Balzac, je sollicite une consultation auprès du bon docteur Horace Bianchon et, tout ragaillardi, arrive devant la môme pour enfin lui délivrer mon Hymne à l’Amour...

 

 

 

Partager cet article
Repost0
2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 13:16

 

Ce n’est pas original, mais quand on me parle de Francfort je songe à une saucisse accompagnée d’une bière, plus précisément celle «  tellement bonne qu’en toutes circonstances il est interdit de gaspiller »…une « Carlton Draught » évidemment !

 

La ville de Francfort n’a pas été pas seulement le berceau des Rothschild, le siège de la BCE ou une fabrique de saucisses ; elle offrit au monde en 1937 grâce au compositeur Carl Orff une des partitions capitales du 20e siècle : les Carmina Burana dont les 2 minutes 31 du thème «  O Fortuna » sont devenues aujourd’hui une aubaine pour les cinéastes et un support  majeur des publicités télévisées de cartes de crédit et surtout de la remarquable bière citée plus haut!

Mais tristement cette cantate scénique qui exalte les instincts primitifs de l’homme fut aussi hélas considérée par le régime nazi comme une célébration de la race aryenne.

 

 D’autres airs célèbres ont été vampirisés de nos jours par les politiques ; c’est ainsi que le fameux « Va pensiero » dans le dernier numéro de la troisième partie  de Nabucco de Verdi (ce chœur d’esclaves juifs captifs de Babylone  qui exprime la nostalgie de la patrie perdue) , était devenu il y a quelques années l’hymne officieux des apparitions publiques de Jean-Marie Le Pen !

 

Si l’opéra est devenu la forme la forme artistique la plus adaptée à l’expression de passions collectives, le club Med , lui, restera l’inventeur des transferts des masses populaires : ainsi dans les années 70, comme beaucoup d’autres gentils membres , je me précipitais à table sur l’air des « Trompettes pour les soupers du Roy » de Marc-Antoine Charpentier !

 

De Frankfurt- am -Main au village de cases d’Arziv il n’y avait en fait  qu’un tout petit pas. (et une furieuse association délirante !)

 

 

Partager cet article
Repost0
30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 09:55

 

Dans les Jardins du Luxembourg, non loin de la fontaine Médicis, sur le banc balayé par une brise automnale qui fait frissonner les platanes, le col relevé , Octave attaque son goûter : un amour de petit fromage ovale  dans une boîte bleue décorée de deux petits angelots.

La petite fille à ses côtés fixe les deux chérubins et refuse  le pain d’épice proposé par sa gouvernante ; elle fait un caprice, normal, on l’appelle Marianne !

Dans ces instants de gourmandise, le petit plaisir fromager d’Octave devient le complice de sa fantaisie ; il ferme les yeux et abandonnant Musset pour entrevoir au loin un bout de sa ville fantasmée , il joue avec l’architecture et la peinture très fidèle de son petit univers !

Tel Panini, Canaletto ou le jeune Bellotto, il habille son  quartier de ruines oniriques au sein d’une végétation luxuriante !

Et, savourant enfin la dernière tranche de pâte molle, il oublie  le  Capriccio  et les caprices de la petite Marianne .

 

Voilà,  ne jamais négliger le goûter de 4 heures , ce bon plaisir reste divin en toutes occasions !

 

 

Partager cet article
Repost0
1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 13:56

 

Charitablement invité il y a peu à des fiançailles dans une station normande que n’aurait pas reniée le petit- fils naturel de Talleyrand (le comte de Morny) , je me retrouve dans un établissement en bordure des fameuses Planches en bois d’azobé , nommé « Les trois Mages » dans une ambiance  juvénile survoltée…

Est-ce le tourbillon hallucinatoire d’une ambiance faite de musique tonitruante, d’un soleil miraculeusement éclatant en cette fin Septembre ou de verres de vodka avalés trop rapidement qui incite mon esprit tortueux à chercher un lien entre l’estaminet calvadosien qui m’accueille et le jeune couple qui fête l’évènement ?

 

Bien que moins médiatisés que Scarlett O’Hara et Rhett Buttler, Elisabeth Bennet et Darcy ou Ulysse et Pénélope, les fiancés débordent de grâce, de sourire et d’enthousiasme.

C’est en les contemplant que j’aperçois enfin la passerelle entre le jeune Adonis qui jadis jaillissait de sa mère transformée en arbre à myrrhe (en punition de son inceste !) , ses amours pour la sublime Aphrodite et les « Trois (rois) Mages » qui , dans la tradition ancienne apportèrent à « qui vous savez » l’or , l’encens et cette gomme-résine aromatique qui soigne les blessures comme le miel  les brûlures…la myrrhe !

 

 

Ces Rois Mages à qui je suis si reconnaissant de m’avoir transmis en traversant l’Alsace sur le chemin de Béthléem , la recette du Kouglof ( ma brioche aux raisins secs préférée) , me font donc l’insigne joie de me convier aux démonstrations de bonheur  de cette Aphrodite , déesse des temps présents et de son Adonis , jeune et bel amant.

 

Comme quoi la mythologie grecque demeure un sujet  d’inspiration par les artistes et autres délirants chroniques !

Partager cet article
Repost0
1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 06:29

 

Répondant récemment dans le JDD à une interview sur la pertinence des questions par les journalistes, le toujours sémillant chroniqueur littéraire Bernard Pivot proposait le cas de figure suivant :

« Un auteur qui n’a pas écrit son livre interrogé par un journaliste qui ne l’a pas lu ! » et il affirmait « c’est moins rare qu’on le croit ».

 

En littérature, une interrogation similaire se pose : raconter la vie de quelqu’un que l’on ne connaît pas est plutôt risqué.

Cette situation apparaît dans le premier roman en anglais écrit en 38 à Paris  par  le pétersbourgeois polyglotte Vladimir Nabokov : «  La Vraie Vie de Sébastien Knight  » (l’histoire est celle du demi-frère d’un écrivain récemment décédé  qui enquête sur la vie de ce parent à la destinée hors du commun qu’il connaissait à peine)

Et bien ce roman assez méconnu de Nabokov sur un sujet aussi ambigu est une véritable leçon de littérature.( la redécouverte de son propre frère sera un cocktail d’humour et d’émerveillement)

En y pensant bien , j’affirme que cette démarche est moins périlleuse que celle de quelqu’un qu’on a à peine côtoyé qui raconte votre vie !

 

Une surprenante découverte du tempérament intime de l’autre que l’on croyait connaître a été proposée dans le cinéma contemporain avec le beau film de Florian Henckel von Donnersmarck : « Das Leben der Anderen » (La Vie des autres) où le personnage du dramaturge  Dreyman, surveillé en permanence et dont la bonne amie est odieusement convoitée par le ministre est-allemand de la culture, publie à la fin du film un livre (La sonate des bonnes personnes) pour remercier de sa protection Wiesler ,( l’ex capitaine de la Stasi qui était chargé de l’espionner) dont il était loin de suspecter  la véritable personnalité !

 

 Parvenir à connaître l’environnement et la vraie vie d’un autre être, fût-ce du plus proche ; tenter de flairer les psychologies des uns et des autres , reste aussi ingrat que de gérer les difficultés de relation de l’homme avec tout ce qui l’entoure et se modifie de plus en plus rondement ; et pour oser un parallèle : prétendre à la compréhension de l’allergologie clinique !

Partager cet article
Repost0
1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 06:57

 

Je n’aime toujours pas la fin de l’été, mais me console en voyant se profiler bientôt la rentrée des classes et je retrouverai sous peu mes maîtresses...

Ma préférée loge au 14 rue de la Rochefoucauld ; je m’assieds face à elle sur un petit banc en velours pourpre usagé et l’observe avec tendresse : elle danse pour moi, Salomé danse pour Hérode et pour moi,  Gustave Moreau  l’a sûrement voulu ainsi.

 

Pour comprendre ma toquade pour cette séduisante figure biblique, sachez que je la classe tout en haut de la hiérarchie des mes ballerines favorites : plus expressive qu’ Isadora Duncan dansant sur Gluck ou Beethoven et surtout plus envoûtante que la plus gironde viennoise en dirndl dans le quadrille-carambolage de minuit au  bal des chasseurs du Musikverein !

 

Hélas, Salomé dansant est adulée aussi par  un de mes plus sérieux rivaux : des Esseintes , le héros solitaire de Huysmans qui délivre au chapitre 5 d’ « A rebours » un foisonnement verbal  hautement raffiné avec des mots et expressions que je n’aurais jamais le talent de témoigner à ma bien-aimée ; aussi dois je me résoudre à parcourir cette superbe littérature dite « décadente »  qui dépeint si bien la toile de Gustave Moreau.

 

Suffoqué par tant de virtuosité, je succombe à un syndrome pseudo stendhalien mais me réconforte en observant que la rentrée, c’est aussi les mirabelles de Lorraine qui, en ce début Septembre 2012, sont grosses, ambrées et très parfumées ; vite, la saison ne dure que trois semaines ! 

Partager cet article
Repost0
1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 16:19

 

Un des plus beaux portraits peints par Vincent Van Gogh est sans conteste «  Le Facteur Joseph Roulin » , réalisé en 1889. Ce superbe personnage poilu , ami intime de l’artiste à Arles, qu’il assistera durant son séjour en psychiatrie , affiche la sagesse et la virilité, apanages implicites des hommes barbus.

Mais les poils, au nombre d’environ 500 par cm2 chez les messieurs contre à peu près 120 chez les dames, ont tendance à s’éclipser ; jadis, un de mes proches en vieillissant était devenu tellement poilu que les gens s’étaient mis à le chasser pour sa fourrure !

 

Les poils chez les femmes désertent leur campement habituel ; il y a quelques années on ne voyait que peu d’aisselles et de sexe épilés , aujourd’hui ce sont les toisons fournies qui surprennent !

Chez la femme, les poils font sales alors que l’homme mal rasé ou à la barbe de trois jours est si séduisant !

Seuls Sébastien Chabal, le troisième ligne centre des cavernes et Charles (Charlemagne ?) , le roi de cœur barbu de nos jeux de cartes traditionnels , résistent à la mode des charmants duveteux.

 

Alors , cet été, tout sexe confondu , rasez vous de près, les UV vous caresseront délicatement et les jolies demoiselles Calciférol (ergo et cholé)  vous dorloteront l’ hiver prochain…

 

Bonnes vacances !

Partager cet article
Repost0

A Propos De Jml

  • : Le blog de JML
  • : Ma plus ancienne maitresse,l'INSOMNIE, loin d'avoir cessé de me pourrir la vie , continue à enfanter les associations d'idées les plus farfelues...
  • Contact

Recherche