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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 16:10

 

Faux-fruit ou vrai carburant ?

 

C’est comme ça, on apprécie certaines odeurs et on en déteste d’autres…

 

J’aime la Boukha et les fragrances de la figue, pas celles de l’essence !

 

J’abhorre les vapeurs condensées du pétrole brut, que le naphta soit lourd ou léger mais me délecte d’un exquis petit Settembrini, issu de la biscuiterie  Mulino Bianco descendante directe de la belle parmesane Barilla, avec son délicat coeur aux figues…

 

 

Et voilà pourquoi  “La Montagne Magique “  (Der Zauberberg)  de Thomas Mann a siégé si longtemps sur ma table de chevet entre un petit pot de pommade décongestionnante Vicks VapoRub  et la photo des eaux turquoise d’un petit lac de montagne perdu entre les sommets des Grisons.

 

J’étais ainsi au Berghof, le sanatorium  de Davos, accompagnant  le fragile Hans Castorp médusé devant les interminables joutes oratoires du professeur jésuite Leo Naphta avec le vieux mentor franc-maçon Ludovico Settembrini  et, haïssant toutes les formes de totalitarisme et  séduit par la valeur universelle des démocraties libérales, je penchais plutôt pour ce dernier, adepte de la Raison et du Progrès.

 

A chacun ses miettes de madeleine…

 

Victoire de la douceur fourrée à la pulpe de figues sur les mauvaises essences  enivrantes et nauséabondes !

 

 

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 12:47

 

Comme coucou, la petite sœur de la jonquille qui refleurit au début d’Avril sur les pelouses parisiennes, je m’épanouis au printemps dans la tiédeur et l’éblouissement des premiers beaux jours en enfourchant d’abord mon vélo puis un tournedos Rossini suivi de lamelles de pommes dans une pâte parfumée au citron : la tarte Guillaume Tell !

 

Cette démarche sportive et gourmande me rappelle le virtuose azéri Mtislav Rostropovich qui, lui aussi, enfourchait tel un guépard rapide et souple son violoncelle pour  interpréter les suites de Bach avec le calme et la douceur retrouvés dans l’ouverture de l’opéra «  Guillaume Tell » de Rossini, entrecoupée de moments violents et de fougue impétueuse !

 

Bien que  Gioachino Rossini  eût la double réputation de fin gastronome et de célèbre compositeur d’opéras-comiques, c’est cependant un natif de Marbach am Neckar , le poète allemand Schiller  qui inspira le compositeur en faisant du héros de l’indépendance de la Suisse un personnage simple mais précis dans le maniement de l’arbalète ayant su épargner son propre fils (en transperçant une pomme posée sur sa tête) mais pas la poitrine du cruel bailli Hermann Gessler !

 

 Et ce n’est pas avec une pomme mais bien avec une Orange Mécanique  que Stanley Kubrick valorisa (dans une scène explicite) l’Allegro Vivace qui termine  prodigieusement l’ouverture  de l’opéra de l’italien de Pesaro ! 

 

 

 

 

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 18:03

 

Cette nuit, mes vingt minutes  de sommeil paradoxal ont été plombées  par un songe plein d’inquiétants personnages masqués …

Avais- je poussé “La Porte des rêves“ et m’étais- je inopinément retrouvé dans un des quinze contes cauchemardesques de Marcel Schwob ?

 

C’était pourtant bien parti ; défilaient sur un vaste “campo“ vénitien Capitan  et son épée, Pantalon le barbu tout en rouge puis venaient Arlequin avec sa coiffe de fou, Colombine en noir et blanc et le nez crochu de Polichinelle bossu et bedonnant !

 

Cela s’est gâté avec une farandole de masques effrayants réalisés par l’artiste béninois Romuald Hazoume à partir de… bidons d’essence !

Et me voici plongé par ce biais  dans l’épouvantable époque de la traite négrière.

 

Puis se succédaient en alternance des visages de “ gueules cassées “ et de masques en papier mâché durci fabriqués en cachette par  Edouard Péricourt* héros tragique de la grande guerre et dessinateur de monuments funéraires imaginaires.

 

Pour finir, mon rythme cardiaque et ma respiration s’accélérant dangereusement, voilà que surgit James Sheppard, médecin du village de King’s Abbot et narrateur hypocrite du roman d’Agatha Christie : « le meurtre de Roger Ackroyd »  premier ouvrage et futur long-seller de la collection «  Le Masque » dont la couverture jaune-orange est ornée…d’un masque noir transpercé d’une plume !

 

Cette dernière me chatouille traîtreusement les narines, me voilà démasqué alors que survient enfin le réveil libérateur…

 

 

* « Au revoir là-haut » de Pierre Lemaitre, prix Goncourt 2013 

 

 

 

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 15:47

 

En cette période de fraîcheur hivernale, l’obstruction nasale est un handicap majeur et une gageure pour de nombreux médecins.

 

Un jeune toubib un peu découragé m’en a touché un mot et la solution que je lui ai proposée, aussi saugrenue soit elle, l’a semble t-il convaincu !

 

« Dites à vos patients enchifrenés de se rendre à certaines conférences de presse » ai-je perfidement suggéré.

Mais pas à n’importe laquelle !

 

Evidemment pas à celle du général de Gaulle en 67 sur la situation au Proche Orient, donnée au palais de l’Elysée avec son cortège de “petites phrases“ malavisées.

 

Conseiller leur plutôt d’assister à l’une de celles données par  deux jeunes “grâces“ (Hannah en hébreu !) éblouissantes :

 

 -la princesse Anne (Audrey Hepburn , oscarisée en 53) qui promet au séduisant reporter  Joe Bradley (Gregory Peck) de ne jamais oublier leurs « Vacances romaines » ,  découverte romantique en Vespa de la Ville Eternelle et leur aventure passionnelle impossible ! 

 

-Anna Scott (Julia Roberts), la grande star hollywoodienne qui foudroyée par un inattendu « Coup de foudre à Notting Hill » pendant l’été 99 décide de rester à Londres et de partager sa vie avec le charmant spécialiste des livres de voyage William Thacker (Hugh Grant) !

 

Le flot amazonien de larmes induit par ces deux causeries si romanesques constitue le meilleur décongestionnant et donc soulagement à ces coriaces coryzas saisonniers …

 

Et inutile de faire chauffer la carte Vitale !

 

 

 

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 08:40

 

J’ai toujours été très sceptique devant les relations amoureuses chastes, de type intellectuel.

 

Ainsi, je me souviens avoir été fortement impressionné par  les quarante années, certes toutes empreintes de musique et de belles lettres, que vécut au 19e siècle le romancier russe Ivan Tourgueniev, de Saint-Pétersbourg à Paris et de Baden-Baden à Bougival, à l’ombre de l’illustre et fascinante mezzo-soprano Pauline Viardot (« irrésistible laide » selon son ami Saint-Saëns !), sœur cadette de la Malibran.

 

Même scepticisme pour les quatorze années de l’intense et dense correspondance poétique et sinusoïde entre deux génies de la poésie soviétique du 20e siècle : le père du docteur Jivago,  Boris Pasternak et l’écorchée vive Marina Tsvetaeva,  que les Archives nationales de Moscou nous permirent enfin de découvrir  en l’an 2000 .

 

 Ma perplexité était à son comble lorsque, en Indre-et-Loire, dans et aux alentours du château de Saché , je partageais ( en souffrant) l’infinie  passion entre Félix de Vandenesse  et la trop vertueuse Henriette de Mortsauf  dans ce mythe littéraire que nous offrit Balzac : Le Lys dans la vallée.

J’étais consterné par leur dialogue surréaliste :

(Félix : «  dites- moi franchement comment vous voulez que je vous aime. »

Henriette : «  Aimez moi comme m’aimait ma tante, de qui je vous ai donné les droits en vous autorisant à m’appeler du nom qu’elle avait choisi pour elle parmi les miens. »)

Bonjour la sensualité !

 

En fait, le seul amour platonique à bénéficier de mon indulgence est celui du maître pâtissier Jean-François Potel pour le cuisinier de la cour de France Etienne Chabot…  Comment se passer de leurs incroyables coffrets de gastronomie haut de gamme et surtout, à la lisière du Bois de Boulogne, des banquets (non platoniciens) et des orgies gourmandes orchestrées dans un ancien Pavillon de Chasse du 18e siècle à l’élégante architecture Belle Epoque  , le Pavillon d’Armenonville ?

 

 Pour ce penchant coupable la punition divine n’est pas loin !

 

 

 

 

 

 

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 11:49

 

Gros embouteillage, le ciel est bas, j’ai le temps de les contempler…

 

 

Ce ne sont pas des hommes d’affaires ni des héros d’une romance érotique* et en aucun cas des adeptes du BDSM  et pourtant ils sont de plus en plus gris 

 

Ils symbolisent les fonctions et l’organisation de l’administration, ce  sont les gardiens d’une grande Assemblée !

 

Tout à fait à gauche siège, gris plomb : Sully, le réformateur

A ses côtés, fer ou souris : Colbert, l’organisateur

Au centre, acier ou pinchard : d’Aguesseau, l’unificateur

Tout à droite, étain : Michel de l’Hospital, le conciliateur

 

Un tel camaïeu de couleur grise englobant un ministre, un contrôleur  des finances, un procureur général et un chancelier-poète est tout à fait surprenant au pied de l’escalier du Palais Bourbon !

 

L’explication écolo est claire : l’extrême pollution qui sévit  entre le Quai d’Orsay et le début du Bd Saint Germain…

Car vous avez reconnu bien évidemment les quatre statues grisonnantes  mal ravalées de ces grands « commis » de l’Etat !

 

Le bouchon cède, l’orage gronde, je les quitte et me dégrise…

 

 

*Allusion coquine au récent bestseller «  Cinquante nuances de Grey » de E.L.James.

 

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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 08:46

 

Lorsque j’avais encore des cheveux , bien avant de me peigner avec une éponge, je me réjouissais d’aller chez le coiffeur, non pour sa dextérité mais pour parcourir, en attendant mon tour, le magazine de charme LUI (  inspiré de » Playboy ») créé peu de temps après l’assassinat de JFK et après la parution de « Mademoiselle âge tendre », par Frank Ténot et Daniel Filipacchi avec les bénéfices de «  Salut les copains » ; c’est dire que le forfait shampoing-coupe au rasoir comprenait en prime les photos d’ actrices (Brigitte Bardot, Mireille Darc, Marlène Jobert, etc…) et de starlettes, totalement dénudées pour me faire agréablement patienter !

 

Quand ce magazine manquait ou bien que la couverture ou la page centrale avaient été odieusement subtilisées par les perfides clients précédents, je parcourais  rageusement l’hebdomadaire ELLE, le doyen de la presse féminine, triste compensation…

 

Ce va-et –vient involontaire entre LUI et ELLE me rappelle le roman «  Elle et Lui » de George Sand qui retrace douloureusement son histoire amoureuse avec Alfred de Musset peu après la mort de celui-ci, ouvrage qui choqua Paul (le frère d’Alfred) au point de répondre par un « Lui et Elle » et pour clore cet embrouillamini, Louise Colet, autre maîtresse d’Alfred, renchérit par un « Lui » !

 

Mais quand j’évoque aujourd’hui ELLE et LUI , c’est bien sûr en me remémorant les deux versions du film éponyme réalisées par Leo McCarey : « Love Affair » en 39 et : « An affair to remember » en 57 ; le premier avec Charles Boyer et Irène Dunne et le second avec l’adorable couple Cary Grant-Deborah Kerr.

Le thème de ce film, véritable chef  d’oeuvre du cinéma romantique, sera plus tard abordé  dans « Nuits blanches à Seattle » en 93 puis repris en 2002 dans « Au plus près du paradis »

 

Constatons donc qu’Elle n’est rien sans Lui et pour agrémenter ce délire nostalgique, fredonnons l’air envoûtant du générique de fin des « Nuits blanches » : Its so important to make someone happy !

 

 

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 08:34

 

Le trajet en taxi de Paris à la forêt de Chantilly est suffisamment long pour m’autoriser à me délecter du dialogue entre Léonie,  la grande- tante du narrateur et le curé de Combray dans la première partie de « Du côté de chez Swann » :

Tante Léonie : « Monsieur le Curé, qu’est ce que l’on me disait, qu’il y a un artiste qui a installé son chevalet dans votre église pour copier un vitrail .Je peux dire que je suis arrivée à mon âge sans avoir jamais entendu parler d’une chose pareille ! »

Le curé : « …qu’on ne vienne pas à me parler des vitraux ! Cela a-t-il du bon sens  de laisser des fenêtres qui ne donnent pas de jour et trompent même la vue par ces reflets d’une couleur que je ne saurais définir… »

 

Dans l’ambiance feutrée de la Renault Laguna grise , bercé par le ronronnement  soporifique du moteur diesel , sur la route vers l’Oise avec Proust sur les genoux (il aurait probablement aimé !), je me souviens que pas loin de là, au Raincy, l’église Notre-Dame-de-la Consolation offre, parmi ses vitraux à vocation religieuse , une Vierge aux taxis ; souvenir de la victoire de l’Ourcq, le vitrail rappelle l’épopée des «  taxis  de la Marne », symboles d’unité et de solidarité nationale, voulue par le Général Gallieni  en Septembre 1914.

 

Suis-je  dans le premier ou le deuxième convoi ?

 

 Arrivé à destination mon chauffeur me demande un prix exorbitant qui aurait pu utilement aider Monseigneur  à offrir pour son église à notre curé de Combray un vitrail neuf !

 

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 16:35

24 heures de la vie de Tony, «  maître de plaisir ».*

 

Vous connaissez tous les activités quotidiennes d’un maître d’école, d’armes, de chais, de conférence …Mais peut-être moins celle d’un maître de plaisir ?

 

Avenant, présentant bien, souvent éclectique et polyglotte, un peu gigolo ; il évolue dans un palace helvétique un peu suranné.

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Tony petit déjeune tôt ; sa table est à l’entrée de la salle de restaurant ; il salut dans 4 ou 5 langues, donne l’accolade, embrasse et complimente beaucoup !

 

Dans la matinée, il déambule entre les espaces verts, autour de la piscine et autres lieux de rencontre pour annoncer les  festivités de la soirée : aujourd’hui grand  « bingo », les lots miraculeux sont exposés dès midi dans le salon de bridge.

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Puis il disparaît (vie privée oblige !) pour réapparaitre à l’heure du café, se faufile entre les tables, reaccolade ,  recomplimente , lance quelques bons mots, échange des appréciations sur la météo qui conditionne les tenues vestimentaires de tout un chacun ; occupation qui se prolonge jusqu’au milieu de l’après-midi où Tony participe, tenue blanc cassé, associé à un client sélectionné , au double de tennis qui les oppose à la direction de l’hôtel.  Evidemment, bien que plus doué, il perd avec diplomatie et félicite les inespérés vainqueurs. 

 

Au diner, sapé tel Brummell, affichant un dandysme  décontracté, il  déploie ses zygomatiques pour prédire aux convives une réussite au super « bingo ».

Plus tard, trônant sur un piédestal improvisé, il annonce d’une voix stridente les numéros à entourer sur les cartons… Suspens, rires, fausses joies et enfin délivrance pour les vainqueurs qui se précipitent sur la grosse montre vedette, l’eau de toilette aux fraises des bois ou le service à fondue.

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Puis, c’est l’exode  vers le piano bar, où déjà, sur la piste de danse, quelques couples attendent l’arrivée de Tony pour des jeux-plaisirs démodés mais combien hilarants : les chaises musicales, la danse de la statue, celle du citron ou comble de l’extase, le jeu de la momie où les participants s’enroulent mutuellement de papier de toilette !

 

Ces divers moments de folie sont bien sur entrecoupés de tangos, valses, paso doble et autres cha-cha-cha. Notre dandy invite alors des élégantes au sourire glamour  dont les maris, épuisés par les jeux ou impotents , se shootent vertueusement à la verveine !

 

Dure, dure la journée de Tony,  maître de plaisir !

Mais, de nos jours, celle ou celui qu’on appellerait animateur ou G.O  est elle plus enviable ?

 

 

 

*Ce délire un peu  particulier est en fait la reprise d’un texte écrit en 2009 ; il s’agissait de l’introduction sur un réseau social d’un groupe privé créé par le délirant. Les distingués membres du groupe s’en souviendront !

 

 

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 07:23

 

Une récente déconvenue me pousse à fredonner  avec Bono,  le leader charismatique du groupe U2, quelques paroles de « Love is Blindness » :

«  Je ne veux pas voir

 Enveloppe moi dans la nuit… »

 

L’origine de cette cruelle déception amoureuse : le film adapté du  roman surréel de Boris Vian, « l’Ecume des Jours »,  qui en a fait disparaître toute trace d’émotion pour donner la part belle à des effets spéciaux, certes inventifs et surprenants, mais déstructurant le livre,  maltraitant le fond et la forme et ne rendant absolument pas compte de l’originalité poétique du chef d’œuvre de l’écrivain  mythique.

 

  Pour me consoler en chansons (chabada-bada), comme pourrait me le suggérer un dimanche de pluie à 17 heures la pétillante productrice-présentatrice Daniela Lumbroso, la trajectoire chaotique et désespérante du livre au film me fait inconsciemment déambuler de Ligurie en Italie  jusqu’au Land de Bade-Wurtemberg en Allemagne :

 

Pour mémoire ,dans les années 50, le talentueux Fred ( Ferdinando) Buscaglione composait « Love in Portofino » interprété plus tard par Dalida :

 …”I found my love in Portofino”

   Tout se mélange dans ma tête : Colin aimait Chloë…et Dalida roucoulait :

    «  Je vois le marié qui m’emporte vers le petit chalet de bois

        Dont il me fait franchir la porte en me portant entre ses bras 

        I found my love, I found my love…

 

Dans les années 20, l’autrichien Fred Raymond  de son côté composait sur des paroles de Beda et Ernst Neubach :

 « Ich hab’mein Herz in Heidelberg verloren » (J’ai perdu mon cœur à Heidelberg)

Et le nénuphar gagnait du terrain dans la poitrine de Chloë…

 “Was ist aus dir geworden,

   Seitdem ich dich verliess”  (Qu’es tu devenue depuis que nous nous sommes quittés)

 

Cet infamant échec de traduction au cinéma du splendide roman de feu Vernon Sullivan confirme que tous les réalisateurs ne jouent pas dans la même division...

 J’en veux pour mémoire les remarquables adaptations du  « Guépard » de Lampedusa et de « Mort à Venise » de Thomas Mann par l'immense Luchino Visconti .

 

Il est vrai qu’aussi le musicien du film, bien que secondé par intermittence par le grand Duke Ellington n’a évidemment pu rivaliser avec  Nino Rota et  Gustav Mahler !

 

 

 

 

 

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