Faux-fruit ou vrai carburant ?
C’est comme ça, on apprécie certaines odeurs et on en déteste d’autres…
J’aime la Boukha et les fragrances de la figue, pas celles de l’essence !
J’abhorre les vapeurs condensées du pétrole brut, que le naphta soit lourd ou léger mais me délecte d’un exquis petit Settembrini, issu de la biscuiterie Mulino Bianco descendante directe de la belle parmesane Barilla, avec son délicat coeur aux figues…
Et voilà pourquoi “La Montagne Magique “ (Der Zauberberg) de Thomas Mann a siégé si longtemps sur ma table de chevet entre un petit pot de pommade décongestionnante Vicks VapoRub et la photo des eaux turquoise d’un petit lac de montagne perdu entre les sommets des Grisons.
J’étais ainsi au Berghof, le sanatorium de Davos, accompagnant le fragile Hans Castorp médusé devant les interminables joutes oratoires du professeur jésuite Leo Naphta avec le vieux mentor franc-maçon Ludovico Settembrini et, haïssant toutes les formes de totalitarisme et séduit par la valeur universelle des démocraties libérales, je penchais plutôt pour ce dernier, adepte de la Raison et du Progrès.
A chacun ses miettes de madeleine…
Victoire de la douceur fourrée à la pulpe de figues sur les mauvaises essences enivrantes et nauséabondes !