Ce n’est pas original, mais quand on me parle de Francfort je songe à une saucisse accompagnée d’une bière, plus précisément celle « tellement bonne qu’en toutes circonstances il est interdit de gaspiller »…une « Carlton Draught » évidemment !
La ville de Francfort n’a pas été pas seulement le berceau des Rothschild, le siège de la BCE ou une fabrique de saucisses ; elle offrit au monde en 1937 grâce au compositeur Carl Orff une des partitions capitales du 20e siècle : les Carmina Burana dont les 2 minutes 31 du thème « O Fortuna » sont devenues aujourd’hui une aubaine pour les cinéastes et un support majeur des publicités télévisées de cartes de crédit et surtout de la remarquable bière citée plus haut!
Mais tristement cette cantate scénique qui exalte les instincts primitifs de l’homme fut aussi hélas considérée par le régime nazi comme une célébration de la race aryenne.
D’autres airs célèbres ont été vampirisés de nos jours par les politiques ; c’est ainsi que le fameux « Va pensiero » dans le dernier numéro de la troisième partie de Nabucco de Verdi (ce chœur d’esclaves juifs captifs de Babylone qui exprime la nostalgie de la patrie perdue) , était devenu il y a quelques années l’hymne officieux des apparitions publiques de Jean-Marie Le Pen !
Si l’opéra est devenu la forme la forme artistique la plus adaptée à l’expression de passions collectives, le club Med , lui, restera l’inventeur des transferts des masses populaires : ainsi dans les années 70, comme beaucoup d’autres gentils membres , je me précipitais à table sur l’air des « Trompettes pour les soupers du Roy » de Marc-Antoine Charpentier !
De Frankfurt- am -Main au village de cases d’Arziv il n’y avait en fait qu’un tout petit pas. (et une furieuse association délirante !)