Charitablement invité il y a peu à des fiançailles dans une station normande que n’aurait pas reniée le petit- fils naturel de Talleyrand (le comte de Morny) , je me retrouve dans un établissement en bordure des fameuses Planches en bois d’azobé , nommé « Les trois Mages » dans une ambiance juvénile survoltée…
Est-ce le tourbillon hallucinatoire d’une ambiance faite de musique tonitruante, d’un soleil miraculeusement éclatant en cette fin Septembre ou de verres de vodka avalés trop rapidement qui incite mon esprit tortueux à chercher un lien entre l’estaminet calvadosien qui m’accueille et le jeune couple qui fête l’évènement ?
Bien que moins médiatisés que Scarlett O’Hara et Rhett Buttler, Elisabeth Bennet et Darcy ou Ulysse et Pénélope, les fiancés débordent de grâce, de sourire et d’enthousiasme.
C’est en les contemplant que j’aperçois enfin la passerelle entre le jeune Adonis qui jadis jaillissait de sa mère transformée en arbre à myrrhe (en punition de son inceste !) , ses amours pour la sublime Aphrodite et les « Trois (rois) Mages » qui , dans la tradition ancienne apportèrent à « qui vous savez » l’or , l’encens et cette gomme-résine aromatique qui soigne les blessures comme le miel les brûlures…la myrrhe !
Ces Rois Mages à qui je suis si reconnaissant de m’avoir transmis en traversant l’Alsace sur le chemin de Béthléem , la recette du Kouglof ( ma brioche aux raisins secs préférée) , me font donc l’insigne joie de me convier aux démonstrations de bonheur de cette Aphrodite , déesse des temps présents et de son Adonis , jeune et bel amant.
Comme quoi la mythologie grecque demeure un sujet d’inspiration par les artistes et autres délirants chroniques !