Tous les chemins mènent à Rome…
Voir Naples et mourir (Vedi Napoli e poi muori !)…….Que d’ idées reçues ! Essayons de tordre le cou à l’une d’entre elles !
Bonheur et épicurisme …
Dans le grand marché du bonheur, Epicure, le philosophe athénien est devenu une marque, l’équivalent de Sopalin ou de Frigidaire dans nos cuisines !
A la différence de Confucius , Epictète ou Socrate qui n’ont jamais rien rédigé (ce sont leurs disciples , faire valoir conciliants qui ont écrit ), Epicure libelle ainsi sa doctrine : Inutile de s’adonner à ses désirs pour être heureux !
Ce n’est pas du tout une philosophie du « bon vivant » (on utilise hélas à tort le terme d’épicurien !)
Bien au contraire, pour être heureux, selon ce fils de magicienne, dont Sénèque disait de sa pratique et morale qu’elles étaient « saines, droites et même austères », il convient d’agir sobrement et se limiter aux seuls désirs qui sont accessibles ; les excès doivent être évités, sinon l’aspiration au bonheur ne sera que souffrance et désordre de l’âme …
Bien reçu ?
Alors, mélangez toutes ces philosophies, éviter Naples, Morire et le Vésuve , rejoignez Rome , installer vous au pied du monte Pincio sous le parc de la villa Borghèse dans le jardin délicieux de l’hôtel de Russie , céder à un épicurisme à tendance plutôt hédoniste et tremper langoureusement vos lèvres dans un verre de limoncello glaçé !