Mon cruel dilemme en ce début d’année est de trancher entre dormir, rester éveillé ou simplement bâiller !
En principe , dormir c’est bien car on peut tout oublier (et parfois ne pas se réveiller !) ; on peut faire des songes, par exemple rêver avec Zola aux amours d’Angélique , la sauvageonne au regard violet et de Félicien ; on peut aussi ronfler et ainsi s’exposer aux apnées du sommeil ou syndrome de Pickwick et être secouru par les 30 décibels d’un appareil à pression positive !
Rester éveiller n’est pas un challenge si aisé : on peut évidemment intégrer le Monastère Saint Michel de Constantinople, fondé par l’archimandrite Alexandre l’Acémète et donc pratiquer la « laus perennis » ( on ne dort pas, on prie sans cesse…) ; autre option : garder l’œil grand ouvert comme les collaborateurs du détective Allan Pinkerton qui fit échouer la tentative d’assassinat d’Abraham Lincoln, et dont l’agence de Chicago avait pour devise : « We never sleep ».
Moi, je préfère bâiller, car tel Hippocrate dans son « Traité des vents », j’ai l’impression (juste avant de me luxer l’articulation temporo-mandibulaire) d’évacuer ainsi toutes mes mauvaises fièvres et , grâce aux neurones miroirs (selon la théorie de l’éminent spécialiste du bâillement, le bon docteur Walusinksi) de témoigner à mon entourage de ma profonde empathie !
Bonne année à tous .