Les femmes souffrent elles davantage lorsqu’elles ne s’épilent pas les jambes que lorsqu’elles utilisent à cette fin de la cire d’abeille ?
Leur position sociale, épilées, est plus conforme à la respectabilité contemporaine !
Et puis, la plus douillette d’entre elles accepte sans sourciller l’usage froid, chaud ou tiède de cet onguent que le philosophe des insectes sociaux Maurice Maeterlinck décrivait comme une « étrange sueur presque aussi blanche que la neige et plus légère que le duvet d’une aile ».
Dans l’Assommoir , Gervaise Macquart , boiteuse au grand cœur qui astiquait religieusement (à la cire ?) au début du roman de Zola la commode de sa chambre , n’exprimait elle pas de cette manière son ascension sociale puis, quand elle négligeait ensuite « ce grand coquin de meuble à qui il manque un tiroir », sa souffrance et sa terrible déchéance ?
Ainsi, pour prendre de la hauteur, il est préférable d’en avoir à cirer, n’en déplaise à notre ancien Premier Ministre Edith Cresson qui ,dans les années 90 ,fustigeait ainsi la Bourse !
La cire d’abeille, blue chip du Cac 40, c’est peut-être pour demain !