Baudelaire m’y invite, Pablo Neruda m’affirme qu’aimer c’est voyager et que « mon amour n’est pas prêt de finir » enfin Desireless , toute en noir, les cheveux en brosse fait en 86 dans son premier 45 tours , « Voyage, voyage » la synthèse qui suit de ces amours et vagabondages oniriques :
« Au dessus des vieux volcans »
Je suis Otto Lindenbrock, géologue et naturaliste allemand ; Jules Verne m’a créé en 1864, j’aime les vieux livres où je découvre le parchemin qui m’amènera au Centre de la Terre …
« Vol dans les hauteurs
Au d’ssus des capitales »
Entre Lilliput et Houyhnms, j’aime naviguer, je suis le capitaine Lemuel Gulliver et fais escale à Brobdingnag, le pays des géants sorti de l’imagination de Jonathan Swift en 1721…
« Plus loin que la nuit et le jour »
Me voici Bardamu, amant de Molly , l’américaine de Detroit que j’aimerai jusqu’au Rancy, le bout de mon voyage , tel l’a voulu Celine en 1932.
« Chez les blacks, chez les sikhs, chez les jaunes »
Je suis Nick, le sidérurgiste drogué, passionné de roulette russe qui me conduira , sous la direction de Michael Cimino en 1978, à disparaître au bout de
l’enfer…
« De nuages en marécages…
… regarde l’océan »
Je suis Sam Lion, enfant trouvé par Claude Lelouch en 1988 ; la cinquantaine, chef d’entreprise blasé, j’aime au-dessus de tout le cirque, ma fille Victoria et enseigne le self-control à Al , mon futur gendre : c’est mon itinéraire d’enfant gâté…
« Voyage, voyage »
Ces expéditions individuelles, tantôt jubilatoires tantôt hélas tourmentées me forcent à contacter mon ami Thomas Cook pour me proposer dorénavant soit des circuits plus organisés,( peut-être vers Loughborough ? pour traiter mon penchant pour le schnaps ?) soit des paradis baudelairiens dans le calme, le luxe et la volupté…
Qu’en dis tu Charles ?