Un zapping fortuit m’amène devant une sitcom totalement débile où , telles des extrasystoles survenant sur un cœur sain , des rires enregistrés se succèdent toutes les deux minutes pour nous lester de quelques hormones antistress !
Soudain, le feuilleton nous gratifie d’une scène de rupture sentimentale : La voisine plaque gueule d’amour…Les rires restent dans leur boite. Un vide !
Où sont donc les pleureuses professionnelles ? Les prêtres, qui ont recueilli pour un gramme d’or ces vierges orphelines de l’Egypte antique, n’ont-ils pas enregistré lors de cérémonies funéraires un condensé de leurs lamentations ?
Les sanglots d’Isis, pleurant son frère Osiris, ne peuvent ils être contenus dans une boite à pleurs ?
« Pleurer des rivières
J’en ai pleuré pour toi naguère…
Pleurer des rivières, à quoi ça sert
Pleurer des rivières, à quoi ça sert ? »
Justement , à une mise en boite ! Chère Victor Lazlo ; pleurer des rivières aurait pu servir à cela …
« Adieu gueule d’amour
J’ai besoin de changer d’air »
Et moi aussi ! Je zappe !