L’inénarrable capitaine Haddock fait sa première apparition dans les aventures de Tintin à la page 14 de l’album « le Crabe aux pinces d’or » dans les célèbres éditions Casterman.
Puis , c’est à la page 53 d’un autre album « l’Affaire Tournesol « , qu’ Haddock , présenté à l’opéra de Szohôd à Bianca Castafiore, « le rossignol milanais » qui le prenait pour un simple pêcheur , bredouillait :
Euh…Hoddack…euh…
Haddada…pardon , Haddock
Hergé ne se privait pas de le gratifier d’un visage rouge écrevisse !
Ecrevisse, beauté insaisissable !
Nous allons tenter de te capturer selon trois méthodes, plus ou moins agressives…
- Technique classique ou industrielle :
- utiliser des filets-balances à écrevisses en métal ou en corde à mailles variables (de 5 à 27mm) dans lesquels sont placés croquettes pour chien, bidoche ou poisson. Nos crustacés d’eau douce en raffolent !
- Technique empirique (expérience personnelle au bord du lac de Laax dans les Grisons) :
- prendre un bâton, nouer une ficelle au bout de laquelle est accroché un morceau de viande (avariée si possible) lestée d’une pierre ; les écrevisses attirées par ce festin inespéré s’accrochent à la barbaque ; les saisir délicatement derrière la tête (attention aux pinces !) et on les jette dans un seau.
- Technique à la berrichonne (ou à la balzacienne) :
- prendre un rabouilloir (grosse branche d’arbre dont les rameaux sont disposés en forme de raquette). Flore Brazier , « la Rabouilleuse » de Balzac (Scènes de la vie de province) effrayait ainsi les écrevisses avec cet instrument de fortune. Celles-ci remontaient le cours du ruisseau et, dans leur trouble, se jetaient dans les engins que le pêcheur avait placés plus loin !
Maintenant , faites votre choix parmi ces trois méthodes ; mais surtout soyez délicat avec l’écrevisse (comme avec une maitresse !)
Souvenez vous que dans le Bestiaire de la Lune , l’écrevisse représente l’aspect aquatique de la féminité !
Le délirant, rouge de confusion, vous souhaite une bonne pêche !
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