Déhanchement au mousseux
Je n’ai aucune honte à soutenir que ce qui captive le plus mon attention dans un défilé de mode ne sont pas les tenues des mannequins mais bien plutôt le roulement quasi continu de leur fessier engendré par le placement systématique d’un de leur pied devant l’autre !
Ce mouvement anatomique du bassin me rappelle les séduisantes contorsions de John Travolta et Olivia Newton Jones sur les airs de “Summer Nights“ ou “ You’re the One That I Want “ dans le célèbre film musical Grease des années 70.
Mais si on ne supporte pas la vision de ces exercices d’équilibre dans une senior high school américaine on peut très bien soit se transporter au musée Condé à Chantilly pour se délecter devant le fameux panneau “ Les Trois Grâces“ de Raphaël dont le jeu balancé des corps dénudés accentue le mouvement qui semble comme dansé…, soit contempler malicieusement le corps des hamadryades issues de l’œuvre de William Bouguereau ( Nymphes et satyre) .
C’est cependant le peintre post impressionniste Pierre Bonnard qui à seulement 24 ans donna selon moi sur son affiche “France Champagne“ (qui influença tant Toulouse Lautrec) la meilleure interprétation du déhanchement à travers une jeune buveuse ébouriffée suggérant l’éclat et la vivacité de la boisson pétillante.
Champagne !