Reconnu à ses veines, à sa finesse et à la compacité de son grain, ce n’est pas la peau des fesses de Brigitte Bardot exhibées en 63 dans “ Le Mépris“ de Godard mais le très recherché acajou de Cuba.
Il apparait blanc crème, jaune pâle parfois rosé, il a un grain fin et ondulé, ce n’est pas la peau des fesses de l’hôtesse de l’air Françoise Dorléac entrevues l’année suivante dans “La Peau douce“ de Truffaut mais le précieux érable sycomore.
Dans la Peau de Chagrin de Balzac, ce que je préfère n’est pas la mystérieuse peau d’onagre mais la morale de ce roman fantastique : « Vouloir nous brûle et pouvoir nous détruit », ceux qui périssent sont, comme le jeune aristocrate désargenté et désespéré Raphaël de Valentin, les gens généreux, naïfs, plein de génie et d’élan.
Dans Peau d’Âne, le film de Jacques Demy (d’après le conte de Perrault) , j’apprécie davantage la musique de Michel Legrand que la peau de l’âne qui dissimule le beau visage de Catherine Deneuve.
Question de peau, un peu comme le bourgeois mondain, parfois charmeur et érudit Charles Swann*, j’avoue être plutôt attiré par les femmes possédant “ une chair saine, plantureuse et rose“.
Néanmoins pour en revenir à BB dans Le Mépris, si je ne flashe pas sur son arrière train rebondi c’est que je suis subjugué par la magnifique Villa Malaparte construite au bord de la Méditerranée à flanc de falaise à l’est de Capri où le film est tourné !
Curzio Malaparte, l’écrivain-journaliste qui a demandé à l’architecte Libera de lui construire la fameuse villa est d’ailleurs connu en Europe pour deux ouvrages majeurs : “ Kaputt“ et …“ La Pelle “ (en français “La Peau“) !
*Swann, personnage important du roman proustien “ A la recherche du temps perdu“