C’est la coupe du monde de foot, les matchs s’enchainent, devant la télé les friandises aussi…
La seule nonchalante dégustation d’un rocher Suchard au chocolat noir ne peut hélas me faire oublier la même lente descente aux enfers de l’équipe de football de Saint-Etienne qui se morfond actuellement à la vingtième place de la deuxième division nationale. Triste comédie.
Une autre éminence a vu défiler au 19e siècle de nombreux personnages de la Comédie humaine ; mes fidèles lecteurs balzaciens se souviennent évidemment de la fréquentation du restaurant “ Le Rocher de Cancale“ (ouvert sous le Consulat au lendemain du 18 Brumaire) par Etienne Lousteau, Lucien de Rubempré et Coralie, Henri de Marsay et tant d’autres dont Balzac lui-même, qui se régalaient de douzaines d’huîtres arrivées au fameux établissement de la rue Montorgueil dans de larges “cloyères“.
La malheureuse déconfiture des Verts avec leurs vains changements de tactique et la valse de ses entraineurs me fait penser au pauvre Sisyphe de la mythologie grecque (condamné par Hadès, le dieu des Enfers) qui tente de rouler perpétuellement un immense rocher jusqu’en haut d’une montagne et faute de place le voit inexorablement redescendre.
Pourtant entre 1961 et 1982 un homme d’affaires ambitieux avait permis sous sa présidence, au club stéphanois d’acquérir un des plus beaux palmarès du football français, ce talentueux chef d’entreprise, grand amateur de sports, avait pour nom (ça ne s’invente pas) : Roger Rocher…
Allez les verts !