Qui se souvient de Berno Sterzenbach ?
Cet acteur allemand, pourtant marié à une demoiselle Rothweiler (ça ne s’invente pas) a été contraint une nuit de partager sa couche avec Louis de Funès !
C’est en effet dans une scène culte de“ La grande vadrouille“ de Gérard Oury que Berno dans le rôle du major Achbach fait la démonstration d’un ronflement-marteau piqueur que Stanislas Lefort (de Funès) s’efforce de contrôler avec toutes sortes d’ onomatopées , grognements et sifflements stridents.
Un autre ronfleur célèbre est un personnage du premier roman de Charles Dickens (écrit à 24ans), The Pickwick Papers, il s’agit de Joe, jeune homme rougeaud et gras atteint d’une somnolence incontrôlable au cours de laquelle, menton sur la poitrine, il ronfle doucement.
Mais dans le domaine des ronchopathies, la double peine est attribuée à Poil de Carotte, le héros malheureux de Jules Renard, souffre- douleur d’une mère- marâtre et qui présente aussi le défaut de ronfler la nuit, ici la sanction est brutale de la part de Madame Lepic, sa mère qui partage son lit au fond d’ une grande chambre glaciale : avec deux ongles elle lui pince jusqu’au sang la peau des fesses ce qui le fait horriblement crier et sursauter le père endormi ; la marâtre évoque alors un cauchemar et à la manière des nourrices se met à chantonner...
Hélas pas de mère protectrice pour Shrek, cet ogre vert qui cultive des champs de cérumen dans ses tuyaux d’oreilles et qui pète et ronfle comme les personnages évoqués plus haut mais ces bruits horripilants montrent que notre gosier n’émet pas exclusivement que des vibrations cristallines !