Enfants de put...
Un putain de lombago me terrasse depuis deux jours et fait que je me retrouve dans la salle d’attente tristounette d’un rhumatologue dont la spécialité ingrate est à l’image des vieilles revues proposées sur la table basse devant mes yeux larmoyants de douleur.
Je m’empare néanmoins d’un hebdomadaire féminin et sélectionne dans une rubrique intitulée “Confidentiel“ l’interview d’une chroniqueuse en vogue qui demande à son invité : » quel serait le casting d’un dîner idéal chez vous ? »
Sans m’intéresser à la suite, j’imagine une table autour de laquelle siègeraient :
-le petit fils de Paul Getty
- Brasse-Bouillon, le fils de Folcoche, la vipère au poing d’Hervé Bazin
-Eugénie Grandet
-Michel, le fils des Parents Terribles dans la pièce de Cocteau
Ce sont tous des enfants ou petits- enfants de put… !
Détaillons :
-le premier, kidnappé et amputé d’une oreille pâtit du refus de son grand-père milliardaire de payer la rançon.
-le deuxième est martyrisé tout au long de son enfance et adolescence par une mère indigne, véritable marâtre.
-Eugénie est détournée de son amour pour son cousin Charles par son père Felix, un vieux grigou avare.
-Michel est affligé d’une mère capricieuse et d’un père pas gêné de prendre pour maîtresse l’amante de son fils.
A ce stade de réflexion, je souhaite que ce dîner imaginaire soit aussi réussi que l’infiltration de ma vertèbre que ne manquera pas de faire ce putain d’esculape qui me fait attendre !