Celui ou celle qui , après avoir consulté le menu lors d’une réception de Bar Mitzvah au Pavillon Dauphine retourne la cartelette, a une forte probabilité de découvrir au verso le très célèbre poème de Kipling : « If » écrit en 1910 qui, après avoir prôné longuement au héros de la soirée courage, respect et humilité se termine par l’inoubliable « Tu seras un Homme mon fils. »
Il s’agit indubitablement d’une apologie de l’honnêteté.
Mais l’honnêteté ne serait elle pas de suspecter notre cher Rudyard Kipling de s’être inspiré (d' avoir plagié ?) quelques lignes de la scène III acte I d’Hamlet au cours de laquelle le lord chambellan Polonius insuffle un certain nombre de préceptes à son fils Laërtes , en partance pour la France ?
« Pense avant de parler et pèse avant d’agir…
Accorde ton oreille à tous , mais rien qu’à quelques-uns ta
voix…
Prend l’avis de chacun, mais réserve ton jugement … »
De toute évidence, Shakespeare, trois siècles plus tôt, n’aurait pu imposer sa prose au Pavillon Dauphine (construit en 1913), alors que Kipling a probablement usé de tout son relationnel du début du 20e siècle pour
faire imprimer son fameux texte au dos des menus !!
Alors Kipling, pistonné ou débrouillard ?
En conséquence, mon Fils, prend exemple sur Rudyard et n’hésite pas à exploiter tes réseaux amicaux… et Polonius poursuivait ainsi : » Avant tout : sois véridique avec toi-même, d’où découlera, comme du jour la nuit, que tu ne seras faux pour personne. »
Conclusion perso mais éclairée :
Sois honnête mais démerdard, mon Fils, et tu seras un Mensch !