C’est en revoyant la trilogie de Max- le- menteur d’Albert Simonin (adaptée intégralement à l’écran par Jacques Becker, Gilles Grangier et Georges Lautner) et tout particulièrement la dernière scène de « Touchez pas au grisbi » dans laquelle l'ancien truand vieillissant Max (Jean Gabin), apprenant la mort de son ami Riton de Montreuil, commande au restaurant de Madame Bouche un bœuf à la ficelle, que je me suis souvenu qu’une petite ficelle (la“ petite sœur“ en voie de disparition de la baguette qui ne pèse que 130 g pour environ 365 kcal) venait du latin “funiculus“ !
Si funiculus est une petite ficelle, le funiculum est lui un câble qui tracte un véhicule circulant sur des rails.
Deux funiculaires dont les moteurs actionnant le câble sont toujours situés dans la gare en amont gardent chez moi une attractivité jamais oxydée :
L’un dans le 18e arrondissement au sommet de la butte Montmartre pour accéder à la basilique du Sacré-Cœur (évitant ainsi de se taper les 222 marches de l’escalier !) dans lequel, pour le prix d’un simple ticket de métro, on peut voyager de 6h00 à 00h45 sans interruption le midi !
L’autre, le plus prégnant dans mes pensées, est long seulement de 125 m, c’est le Caumasee-lift qui permet d’accéder à une baignade dans les eaux turquoises d’une merveille de la nature : le limpide lac de Cauma à Flims-Waldhaus dans le canton des Grisons en Suisse orientale.
Mais à bien réfléchir, tirer ou se faire tirer par un câble est plus difficile que de faire agir les autres sans être vu, c’est-à-dire « tirer les ficelles »
Alors pour être bien vu, faut faire un selfie qui est un faux palindrome de…ficelle (comme le Nil et le lin) !
Et pour remercier mes lecteurs d’avoir tenté de me suivre dans ce délire mal ficelé, je leur offre un billet de cinq dollars qui, à la différence du billet européen de cinq euros qui n’en contient pas, est composé de 25 pour cent de…lin !