Pas toujours aisé de retomber sur ses pattes ; essayons quand même.
L’été dernier, sillonnant la Côte d’Azur, je me mis sans raison en limant mes griffes à rechercher le nom de chats célèbres ; peut- être était-ce un vendredi soir et une blague ashkénaze éculée me venait à l’esprit : Monsieur Katzman est interpellé par une vieille connaissance et ne se retourne pas à l’appel de son nom car Katzman vient récemment de franciser le sien pour des raisons qui lui sont propres, il a opté pour la traduction intégrale de son patronyme et s’appelle désormais Chalom !
Les touristes sont légion sur la Côte en été, les plus riches subissent comme dans le thriller romantique américain (La Main au collet), les agressions d’un cambrioleur retraité, amoureux de Grace Kelly (ici dans son dernier rôle pour Hitch, le Maître du suspense) qui tente de sauver sa réputation ; ce séduisant malfaiteur est bien sûr Cary Grant alias John Robie surnommé Le Chat.
Dans la comédie dramatico-romantique de Claude Lelouch, “ Le Chat et la Souris “ le commissaire chargé de l’enquête sur le meurtre d’un riche promoteur (époux de la sublime Michèle Morgan) éprouve pour la veuve une sympathie particulière : celle-ci qui finit par se laisser séduire et l’instruction prend alors une nouvelle tournure. Le policier aux méthodes assez peu réglementaires, interprété malicieusement par Serge Reggiani se nomme …Lechat.
Mais le mistigri le plus malheureux du cinéma contemporain est sans conteste celui que recueille un jour Julien Bouin, un ancien acrobate handicapé formant avec Clémence un vieux couple qui ne peut plus se pifer* ; Julien reporte alors toute son affection sur l’animal et, éperdue de jalousie, Clémence tue le chat.
Lui, c’est Jean Gabin, elle Simone Signoret ; le minet fera les beaux jours des cruciverbistes, il s’installe systématiquement sur les papiers étalés des écrivains et comme celui qui assiste et prend des notes …il se nomme “ Greffier“ !
Ouf ! Le délire s’achève en expliquant l’astérisque positionné plus haut : allusion plus que douteuse à la PIF, péritonite infectieuse du chat vivant en collectivité (provoqué par…un coronavirus) mais là c’en est trop, je stoppe mes miaulements…