Parmi les matériaux de nature minérale qui sont assemblés, liés puis mêlés à l’eau, on trouve toujours pour la fabrication du béton le sable.
Ce n’est pas très fun de discourir sur le sable de fonderie.
J’évoquerai donc les déserts et leurs dunes et en premier l’officier de liaison britannique T.E Lawrence qui, souvent en tenue arabe et sillonnant à dos de chameau les paysages grandioses d’Arabie, fédéra plusieurs tribus et les poussa à fonder une nation moderne et indépendante.
Je pense aussi à la sublime Ava Gardner vêtue dans plusieurs scènes de Mogambo ( drame amoureux de John Ford en 1953) d’une élégante saharienne , cette veste masculine en toile ceinturée et à manches courtes portée d’abord en Inde par l’armée britannique puis hélas adoptée durant la seconde guerre mondiale par l’Afrikakorps.
Comment ne pas se souvenir d’Ahmed, protagoniste du merveilleux roman de Tahar Ben Jelloun, “L’Enfant de sable“, en réalité huitième fille du père du conteur, qui bénéficia ainsi de privilèges que n’eurent pas ses sept sœurs !
Le sable me renvoie naturellement au Sahara, forcé d’y atterrir comme un célèbre aviateur et écrivain et amorcer la discute avec un Petit Prince qui ne me demanderait pas un mouton mais comme dans l’œuvre poétique et philosophique de Saint-Exupéry l’image d’un mouton ; j’aurais l’impression d’être dans le même imaginaire que l’enfant à la chevelure dorée et venir d’une autre planète.
Aujourd’hui, plus prosaïquement je vous offrirai l’idée d’un séjour exceptionnel par son originalité et sa volupté reposante : “ Le Château de Sable“, admirable boutique-hôtel au sud d’Erfoud dans l’oasis de Drâa-Tafilalet au Maroc. Après avoir avalé autour d’un tonique thé à la menthe ambré quelques cornes de gazelle, makroud ou chebakia, vos fesses quittant à regret les coussins moelleux d’un petit salon habillé avec le plus grand raffinement par Alain, le décorateur talentueux et sympathique maître des lieux vous seront gré de leur permettre de se raffermir lors d’une balade entre les dunes de Merzouga sur l’unique bosse des dromadaires ou sur le siège d’un confortable quad mono ou biplace.
Comme dans la chanson du populaire Renaud Séchan, dit Renaud qui a donné le titre à ce délire hivernal
“Faut avoir de l’imagination
Pour trouver une chute rigolote“
Je me lance : dans le sable, “j’étais tranquille j’étais pénard“
Et je vous dis “ Laisse béton“ !
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